Ce samedi 31 octobre 2026 à 20h55, Arte programmera 4 documentaires inédit pour Halloween.
Dracula : la véritable histoire
Qui était l’homme qui a inspiré le vampire de Bram Stoker ? Guidé par des chercheurs, un voyage captivant sur les traces de Vlad Tepes ("l’empaleur"), ce prince roumain du XVe siècle pris en tenaille entre Occident chrétien et Orient musulman, qui terrifia ses contemporains par les sévices cruels qu’il infligeait à ses ennemis.
Né sous la plume de l’écrivain irlandais Bram Stoker, Dracula hante nos imaginaires depuis plus d’un siècle. Mais derrière le mythe se cache un prince roumain qui a fait trembler l’Europe en son temps : Vlad III, prince de Valachie, également connu en son temps comme Vlad Tepes ("l’empaleur"). Au XVe siècle, la Valachie est le dernier bouclier de la chrétienté face aux musulmans, et subit les assauts répétés des troupes ottomanes. En 1442, pour garder son trône, le père de Vlad doit payer un lourd tribut et laisser son plus jeune fils en otage : Vlad, alors âgé d’environ 12 ans, rejoint les geôles du sultan Mourad II. Vlad détenu, son père a les mains liées. Alors que l’Occident compte sur les troupes de Valachie pour stopper les Ottomans, il n’agit pas. Il sera assassiné.
Quand Vlad, libéré, réussit à reprendre le trône en 1456, il massacre aussitôt les grands seigneurs valaques qui ont participé à l’exécution de son père et de son frère aîné. Sa signature : l’empalement. Après l’appel à la croisade du pape Pie II – auquel il est le seul à répondre –, dans le sillage de la chute de Constantinople, c’est aussi par la terreur qu’il parvient à repousser l’ennemi : en 1462, les troupes de Mehmet II, pourtant supérieures en nombre, reculent devant l’effroyable forêt de corps empalés qu’il a dressée sur leur route... Quelques mois plus tard, le souverain roumain est pourtant accusé de trahison et capturé par le roi de Hongrie Matthias Corvin, qui contribue à diffuser sa légende noire…
Zombies : La fascination des morts-vivants
Parce qu'ils nous captivent autant qu'ils nous effraient, les zombies ont colonisé nos angoisses les plus profondes. Retour sur l'histoire de ces hordes sauvages qui, de près ou de loin, nous ressemblent quand même furieusement. Frissons garantis.
Ils grognent, ont un look contestable, l'air souffreteux et des intentions visiblement peu amènes. Si les zombies apparaissent comme des individus peu fréquentables, leur popularité auprès des vivants ne cesse de croître en ce jeune XXIe siècle. En témoignent les succès sidérants de The Walking Dead (11e saison en 2023) ou de World War Z et 28 Days Later dans les salles obscures. Ils ne sont pourtant pas (mort-)nés en 1968 devant la caméra de George A. Romero, avec son immortelle Nuit des morts-vivants, ni même en 1932 avec Bela Lugosi (White Zombie). Car cela fait des centaines d'années qu'ils hantent l'imaginaire collectif. "Zombie" provient de "nzùmbe", l'esprit des morts en kimbundu, une langue d'Afrique occidentale : dans la culture vaudou, ce fantôme établit un lien entre le monde des vivants et celui des défunts. Une croyance, qui, au XVIIe siècle, traverse l'Atlantique lors de la traite des esclaves et se mêle au christianisme. Depuis, pourvoyeurs infatigables d'excitation et de frissons intergénérationnels, les zombies ont colonisé les esprits jusqu'à devenir un phénomène de la culture pop. Sur quoi repose leur étrange pouvoir de fascination ?
Pourquoi aimons-nous l'horreur ? 42, la réponse à presque tout
Comment s’explique l'attirance pour l’épouvante ? Pour les scientifiques, la peur est un mécanisme inné ancestral : l’adrénaline libérée dans le corps entraine une augmentation de la fréquence cardiaque, mais le cerveau sait qu’il ne craint rien. Pour la neuropsychologie, il s’agit du point d’équilibre entre peur et sécurité. L’atteindre permet de frissonner de plaisir, mais aussi de développer sa résilience.
Les enfants du vaudou
Au Bénin, les enfants d’un prêtre vaudou sont partagés entre leurs rêves et leur héritage spirituel. Une plongée sensible dans l’univers de ce culte secret, ses rites et ses transes.
À Abomey, au Bénin, terre natale du vaudou, dans un temple dédié à Mami Wata, puissante divinité de l’eau aux multiples visages, Sam Yemadje et sa jeune sœur Déo grandissent dans l'ombre de leur père Barthélémy, prêtre respecté. Profondément imprégnés de ce culte, tous deux participent aux rituels quotidiens, aux cérémonies et aux danses-transes nocturnes, tout en profitant des plaisirs profanes de leur âge. Malgré leur attachement à la tradition, Déo, apprentie coiffeuse, aspire à ouvrir son salon, et Sam, un commerce en informatique. Mais comment concilier ces rêves au-delà des murs du sanctuaire avec leur héritage spirituel ?
Quand, au cours du tournage, Barthélémy meurt subitement, le temple, privé de son guide, perd de sa légitimité, les fidèles se détournent et la survie de la famille est menacée. En charge d’organiser des cérémonies funéraires dignes de leur père, et donc coûteuses, Sam et Déo, bouleversés, doivent aussi se rendre jusqu’au Togo à la rencontre d’un prêtre bokonon, seul capable d’interroger le Fâ, figure de la sagesse, pour désigner son successeur. Le choix de l’oracle se portera-t-il sur le frère, la sœur, ou encore un autre membre de la famille ?