Inédits, La bataille de Harvard et Trump contre la Californie, ce soir à 21h00 sur Arte

Inédits, La bataille de Harvard et Trump contre la Californie, ce soir à 21h00 sur Arte

Arte proposera, le mardi 27 octobre 2026 à 21h00, les documentaires inédits « La bataille de Harvard » et « Trump contre la Californie ».

 

La bataille de Harvard

Comment la plus prestigieuse des universités états-uniennes en est-elle venue à incarner, presque malgré elle, la résistance à l'administration Trump ? Retour en trois volets sur un bras de fer économique et politique raconté par les représentants des deux camps. Premier épisode : la peur se diffuse sur le campus alors qu'arrestations et licenciements se multiplient à travers le pays.

 

Acte I : la peur

Moins de deux mois après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, alors que des centaines de milliers de fonctionnaires fédéraux ont été licenciés et des agences gouvernementales comme l'USAID, pratiquement liquidées, les grandes universités du pays sont à leur tour prises pour cible par son administration. Accusées d'être devenues les bastions de la pensée “woke” et d'une jeunesse dangereusement radicalisée, taxée entre autres d'antisémitisme, Columbia (à New York), Berkeley (près de San Francisco), Northwestern (près de Chicago) et Harvard (à Cambridge, près de Boston) figurent parmi les premières à essuyer les foudres du nouveau pouvoir. À travers le pays, l'offensive prend toutes les formes : arrestations discrétionnaires d'étudiants étrangers, révocations de visas… Première frappée, Columbia cède aux diktats de l'exécutif, qui exige un droit de regard sur le recrutement comme sur le contenu académique de ces établissements jusque-là autonomes. Harvard, qui résiste, se voit retirer le droit d'accueillir des étudiants étrangers, qui constituent le quart de ses effectifs et lui apportent des revenus substantiels. Au sein de la plus ancienne, riche et prestigieuse université des États-Unis, la peur se propage en même temps que la colère…

 

Acte II : l'argent

Poursuivant sa croisade contre les universités, Donald Trump va user, après la peur, d'une arme tout aussi redoutable : l’argent. Après avoir fait plier l’université Columbia, son administration gèle des milliards de subventions à Harvard pour imposer sa réforme et combattre le "wokisme", l'ennemi déclaré. Malgré son immense fortune, l'université se découvre vulnérable. Face au chantage financier, va-t-elle céder et se soumettre ?

 

Acte III : la justice

Après des semaines de pression, Harvard ose, contre toute attente, dire non à Donald Trump. Subventions gelées, étudiants étrangers menacés... : l’affrontement se déplace alors sur le terrain judiciaire. Harvard remporte plusieurs victoires. Mais derrière sa résistance devenue symbole, l’université est aussi contrainte de faire des concessions. Jusqu’où peut-elle tenir tête au pouvoir, et à quel prix ?

 

Trump contre la Californie

En deux ans, le plus riche et plus puissant des États américains est devenu le fer de lance de la résistance à l'offensive Maga. À la veille des "midterm elections", une passionnante mise en perspective de ce qui se joue dans cet affrontement.

"Aujourd'hui, aux mains des fascistes d'extrême gauche et des marxistes, ces mauvaises personnes qui la dirigent, la Californie est devenue le symbole du déclin américain." Pour Donald Trump, la Californie, peuplée à 40 % d'Hispaniques, berceau de la contre-culture progressiste et de la défense des minorités, en pointe sur l'écologie et gouvernée depuis deux mandats par un démocrate, incarne par excellence l’"ennemi de l’intérieur". En grandissant à Santa Monica, Stephen Miller, le conseiller du président en matière d'immigration, y a forgé, lui, sa haine du multiculturalisme. Aussi a-t-il choisi le "Golden State", le plus riche des États-Unis et 4e PIB mondial s’il était un pays, comme laboratoire des expulsions massives promises à la base Maga.

En juin 2025, alors que s'y multiplient les manifestations de solidarité avec les milliers de personnes arrêtées en pleine rue en raison de leur accent ou de leur couleur de peau par la police fédérale de l'immigration, l'Immigration and Customs Enforcement (ICE), la garde nationale et les marines sont déployés à Los Angeles. Mettre au pas la mégapole californienne, c’est adresser un message au reste du pays : cette fois, la révolution conservatrice impulsée par la Maison-Blanche ne va pas se laisser freiner par la loi. Mais le gouverneur Gavin Newsom, qui se pose désormais en challenger principal de Donald Trump sur les scènes nationale et internationale, a prévu l'attaque et, avec le procureur général Robert Bonta, va déposer pas moins de 66 plaintes contre l'administration fédérale au fil des mois…

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