Face aux événements sensibles survenus (violences urbaines à l’issu de manifestations) depuis le 17 octobre 2026, l’Arcom a adressé un courrier aux radios et télévisions ce jeudi 22 octobre. Le régulateur réclame une « grande vigilance » et un traitement rigoureux afin d'éviter d'accentuer les risques de troubles à l'ordre public, tout en dénonçant les agressions subies par les journalistes sur le terrain.
Le communiqué de l’Arcom :
Dans un courrier aux éditeurs du 22 octobre, l’Arcom exprime son soutien à leurs journalistes et leur demande la plus grande vigilance dans le traitement médiatique de l’actualité.
Dans le cadre des missions que la loi lui a confiées, l’Arcom veille avec attention à la couverture par les médias audiovisuels des événements particulièrement sensibles qu’a connus le pays au cours des derniers jours, afin d’assurer l’accès du public à une information fiable, honnête et pluraliste.
Réunie en collège plénier mercredi 21 octobre, l’Arcom a pris l’initiative d’écrire aux éditeurs de télévision et de radio afin de les appeler à la plus grande vigilance dans le traitement des manifestations et des troubles à l’ordre public survenant depuis le 17 octobre.
Dans son courrier, l’Arcom salue également le travail des journalistes qui couvrent les rassemblements dans des conditions de sécurité parfois extrêmement précaires ; elle dénonce les intimidations et les agressions dont ils ont pu faire l’objet.
Dans ce contexte inédit, le régulateur souligne l’importance d’un traitement rigoureux et équilibré des événements, en particulier lorsque les informations présentées à l’antenne sont susceptibles de provoquer la peur ou d’accentuer le risque de trouble à l’ordre public.
L’Arcom rappelle l’obligation qui s’impose aux chaînes de maîtriser à tout moment leur antenne, notamment si des propos susceptibles d’être discriminatoires ou de porter atteinte aux droits des personnes y sont tenus.
Saisie de nombreuses fois ces derniers jours, l’Arcom a engagé l’instruction de plusieurs séquences en vue, le cas échéant, d’éventuelles interventions auprès des chaînes ou sanctions. L’Arcom se réserve également la possibilité de signaler tous les propos pénalement répréhensibles tenus à l’antenne au procureur de la République, afin que la responsabilité individuelle des auteurs puisse être engagée.
En lien avec le Gouvernement et la Commission européenne, l’Arcom suit également avec beaucoup d’attention la situation sur les réseaux sociaux et échange régulièrement avec les plateformes, au regard de l’attention particulière que celles-ci doivent porter au respect de la loi, du règlement sur les services numériques (RSN) et de leurs conditions générales d’utilisation (CGU) dans le contexte actuel. Les plateformes doivent notamment veiller au retrait des contenus illicites signalés.
Dans un contexte de diffusion massive de contenus accessibles en ligne, l’Arcom souligne le rôle déterminant joué par les rédactions professionnelles dans la production et la diffusion d’une information vérifiée et contextualisée.
Saisie à de nombreuses reprises, l'autorité a engagé l'instruction de plusieurs séquences polémiques en vue de possibles sanctions ou de signalements au procureur de la République. Sont notamment visées :