Ce soir à 20h55, Arte diffusera les documentaires inédits « Leningrad : les voix de la mémoire » et « L'impossible enterrement de Staline ».
LENINGRAD : LES VOIX DE LA MEMOIRE
Été 1941. La Wehrmacht est aux portes de Leningrad, qui compte alors 2,5 millions d’habitants. Trois mois après le déclenchement de l’opération "Barbarossa", Hitler décide de raser la deuxième ville d’URSS de la surface de la Terre et de refuser toute capitulation. Mais alors que le dictateur nazi pense voir tomber rapidement ce "berceau du bolchévisme", la population résiste et le blocus s’éternise : il durera huit cent soixante-douze jours, de septembre 1941 à janvier 1944, et coûtera la vie à plus d’un million de civils, principalement morts de faim et de froid.
L'IMPOSSIBLE ENTERREMENT DE STALINE
Des steppes sibériennes aux capitales occidentales, la mort de Joseph Staline, le 5 mars 1953, suscite une onde de choc. En URSS, où il régnait sans partage depuis trois décennies, mais aussi dans tous les pays frères et chez les communistes du monde entier, l’heure est à la célébration de celui qui a vaincu le nazisme au prix d’immenses sacrifices, transformé l’Union soviétique en superpuissance et donné à l’idéologie communiste un rayonnement inédit. Oubliés les terribles purges des années 1937-1938, les millions de déportés aux camps du Goulag. Pour ses obsèques à Moscou, le Kremlin a vu les choses en grand : un film hommage est tourné et le corps embaumé du "petit père des peuples" rejoint le tombeau de Lénine dans le mausolée érigé sur la place Rouge. Staline est mort mais la Russie n’en a pas fini avec lui. Ses successeurs à la tête de l’URSS, puis de la Communauté des États indépendants (CEI) et enfin de la Fédération de Russie vont devoir vivre avec la mémoire du passé brutal qu’il leur a laissé en héritage.