Sur son site internet, l’ARCOM annonce des interventions auprès de M6, W9, BFMTV, CNews et RMC Story.
Émission « Qui veut être mon associé ? » diffusée le 29 janvier 2026 intervention auprès de M6
L’Arcom a été saisie sur une séquence de l’émission Qui veut être mon associé ? diffusée sur M6 le 29 janvier 2026, au cours de laquelle un entrepreneur présentait des produits à base de viande de bœuf comportant des abats.
Réunie en collège plénier le 24 juin 2026, l’Arcom en a délibéré.
L’Arcom a considéré que cette séquence ne caractérisait pas de manquement de l’éditeur à ses obligations, dès lors qu’elle s’inscrivait dans le cadre d’un programme de divertissement mettant en scène des présentations à visée entrepreneuriale, et que les propos tenus ont, en outre, fait l’objet d’une certaine mise en perspective au cours de l’échange.
Elle a, néanmoins, décidé d’adresser un courrier à l’éditeur afin de l’inviter à faire preuve d’une vigilance accrue dans la diffusion de ce type de propos, en veillant, le cas échéant, à leur apporter une contextualisation suffisante.
Émission « Tout beau, tout n9uf » diffusée le 20 février 2026 intervention auprès de W9
L’Arcom a été saisie au sujet de la diffusion sur W9, le 20 février 2026, d’une séquence de l’émission « Tout beau tout n9uf » durant laquelle Delphine Wespiser a affirmé les bienfaits du jeûne, notamment à l’égard des cellules cancéreuses.
Réunie en collège plénier le 24 juin 2026, l’Arcom en a délibéré.
En l’espèce, l’Arcom a relevé que les affirmations de Delphine Wespiser lors de l’émission du 20 février, étaient susceptibles d’inciter à des comportements dangereux pour la santé. Elle a toutefois considéré que la modération apportée par le présentateur et certains des chroniqueurs lors de l’émission du 23 février constituait une maîtrise suffisante de l’antenne.
Si l’Arcom n’a pas retenu de manquement, elle a néanmoins fait part à la chaîne de l’émoi suscité par la séquence du 20 février 2026.
Émission « L'édito politique » diffusée le 5 janvier 2026 intervention auprès de BFM TV
L’Arcom a été saisie au sujet de « L’Edito politique » diffusé le 5 janvier 2026 sur BFM TV, dans le cadre de l’émission BFM Première, au cours duquel un éditorialiste a commenté la position de La France Insoumise à l’égard de certains régimes étrangers.
Réunie en collège le 22 juillet 2026, l’Arcom en a délibéré.
Aux termes de l’article 1er de la délibération n° 2018-11 du 18 avril 2018 relative à l’honnêteté et à l’indépendance de l’information et des programmes qui y concourent : « L’éditeur d’un service de communication audiovisuelle doit assurer l’honnêteté de l’information et des programmes qui y concourent. […] L'éditeur garantit le bien-fondé et les sources de chaque information. Dans la mesure du possible, l'origine de celle-ci doit être indiquée. L'information incertaine est présentée au conditionnel. Il fait preuve de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information ».
Si elle a noté que les propos ici en cause s’inscrivaient dans le cadre d’un éditorial et d’une polémique politique autorisant par nature une liberté de ton accrue, elle a toutefois considéré que cette liberté n’exonérait pas la chaîne de veiller à ce que les faits présentés au public reposent sur des éléments suffisamment établis ou, à défaut, soient exposés avec la prudence requise.
L’Arcom a en particulier relevé que certaines des allégations d’Arthur Berdah relatives au positionnement de LFI à l’égard de la situation de Christophe Gleizes ou de Boualem Sansal ne reposaient sur aucun élément factuel, voire avaient été publiquement contredites par ce parti ou certains de ses représentants.
En conséquence, l’Arcom a demandé à la chaîne de faire preuve, à l’avenir, d’une vigilance accrue quant au respect des dispositions précitées.
En revanche, s’agissant du caractère éventuellement diffamatoire d’éléments de cette séquence, son appréciation ne relève pas de la compétence de l’Arcom mais de celle du juge judiciaire.
Émission « Rachida Dati à la conquête de Paris » diffusée le 20 mars 2026 intervention auprès de CNews
L’Arcom a été saisie à la suite de la diffusion sur CNews, le 20 mars 2026, du documentaire « Rachida Dati à la conquête de Paris ».
Réunie en collège le 17 juin 2026, l’Arcom en a délibéré.
La délibération du 4 janvier 2011 relative au principe de pluralisme politique dans les services de radio et de télévision en période électorale dispose que : « Les comptes rendus, commentaires et présentations auxquels donnent lieu les élections doivent être exposés avec un souci constant de mesure et d'honnêteté […] ».
En premier lieu, s’agissant du respect du principe d’équité des temps de parole dans la circonscription de Paris, l’Autorité n’a pas relevé de manquement.
En second lieu en revanche, l’Arcom a estimé que la diffusion d’un documentaire univoque de trente minutes, entièrement consacré à Rachida Dati et lui étant largement favorable, à quelques heures seulement du début de la période de réserve, méconnaissait les dispositions précitées de la délibération du 4 janvier 2011 imposant de la mesure dans les comptes rendus, commentaires et présentations auxquels donnent lieu les élections. La circonstance que les autres candidatures aient été commentées en des termes très critiques et parfois véhéments au cours de l’émission « 100% Politique Week-end » diffusée à la suite du documentaire apparaît de nature à conforter ce constat.
En conséquence, l’Arcom a mis la chaîne en demeure quant à la nécessité de respecter, à l’avenir, les dispositions précitées de la délibération du 4 janvier 2011.
Émission « 2nd tour des élections municipales » diffusée le 22 mars 2026 intervention auprès de CNews
L’Arcom a été saisie à la suite de la diffusion, le 22 mars 2026 sur CNews, de l’émission consacrée au second tour des élections municipales 2026 au cours de laquelle un intervenant a déclaré que, à la suite de l’élection du nouveau maire de Roubaix, les personnes de confession juive allaient devoir quitter la ville.
Réunie en collège 30 juin 2026, l’Arcom en a délibéré
Elle a estimé que les propos tenus au cours de cette séquence, non contredits ou mis en perspective en plateau et qui ne reposaient sur aucun élément sourcé ou étayé, ne satisfaisaient pas, d’une part, à l’exigence d’honnêteté et de rigueur qui s’impose à la chaîne dans la présentation de l’information et, d’autre part, à l’obligation de maîtrise de l’antenne.
En conséquence, l’Arcom a demandé à la chaîne de veiller, à l’avenir, au respect de ces impératifs.
En revanche, s’agissant du caractère éventuellement diffamatoire d’éléments de cette séquence, son appréciation ne relève pas de la compétence de l’Arcom mais de celle du juge judiciaire.
Émission « Apolline matin » diffusée le 17 mars 2026 intervention auprès de RMC Story
L’Arcom a été saisie à la suite de la diffusion d’une séquence de l’émission Apolline Matin le 17 mars 2026 sur RMC et RMC Story, consacrée à un entretien avec le nouveau maire de Saint-Denis Bally Bagayoko. Il était reproché à la présentatrice d’avoir tenu les propos suivants : « vous l'avez dit d'ailleurs, vous avez dit "c'est aussi la ville désormais" – alors qu'un de mes confrères vous interrogeait sur la ville des rois – vous disiez "c'est aussi la ville des Noirs", est-ce que ça, ça compte pour vous ? ».
Réunie en collège le 30 juin 2026, l’Arcom en a délibéré.
Elle a estimé que le principal intéressé, étant invité à s’exprimer sur cette phrase qui lui était attribuée, a pu démentir cette affirmation au cours de la séquence. En conséquence, l’Arcom a considéré qu’il n’y avait pas lieu pour elle d’intervenir auprès de l’éditeur.
Considérant les nombreuses séquences de la période post-électorale qui ont été portées à son attention, l’Arcom a décidé d’appeler l’attention des éditeurs concernés par ces séquences sur la nécessité de veiller à ce que le traitement éditorial des interventions de personnalités publiques ne conduise pas, directement ou indirectement, à véhiculer des représentations de nature à porter atteinte à leur dignité ou à alimenter des stéréotypes racistes ou discriminatoires.