B comme Berlin : une capitale se réunifie, série documentaire inédite, ce soir à 20h55 sur Arte

B comme Berlin : une capitale se réunifie, série documentaire inédite, ce soir à 20h55 sur Arte

Ce soir à 20h55 et demain à 23h15, Arte diffusera la série documentaire inédite « B comme Berlin : une capitale se réunifie ».

Depuis la chute du Mur, la capitale allemande a connu bien des métamorphoses, impulsées par ses élites, les acteurs de la société civile et sa contre-culture. En cinq épisodes, trois décennies de l'histoire de Berlin racontées par celles et ceux qui l'ont faite.

 

L'été de l'anarchie

Novembre 1989. À peine le mur de Berlin est-il tombé que la ville entame sa métamorphose : tout semble à réinventer. Que faire des friches de l'ancien no-man's-land qui la traverse comme une balafre, des immeubles délabrés de Berlin-Est occupés par des collectifs d'artistes et de marginaux ? Comment faire cohabiter les citoyens de l'ex-RDA avec les habitants de la singulière enclave occidentale ? Comment rénover au plus vite les infrastructures publiques de la ville ? Tandis que les luttes s'engagent au sommet pour déterminer l'avenir politique et économique de la métropole bientôt réunifiée, les jeunes fêtards, activistes et artistes des deux côtés des ruines du mur, incarnations d'une subculture à l'extraordinaire dynamisme, vivent un bref "été de l'anarchie" où tout semble possible, entre chaos et utopie.

 

La folie des grandeurs

Redevenue – selon le traité d'unification du 31 août 1990 – capitale de l'Allemagne, Berlin entre dans une phase d'euphorie avec la décennie qui s'ouvre. Alors que se prépare le déménagement des institutions depuis Bonn, le chrétien-démocrate Eberhard Diepgen, réélu à la tête de la ville en 1991, et son influent bras droit Klaus Landowsky rêvent de faire de Berlin une métropole de rang mondial en y attirant les siège de grandes entreprises.

 

Le temps des bouleversements

Alors que l'élite de Berlin-Ouest s'enorgueillissait des grands chantiers qui devaient dynamiser la ville, le boom tant espéré se fait cruellement attendre : les immeubles de bureaux flambant neufs restent désespérément vides. Ce sont là les prémisses du plus grand scandale bancaire de l'histoire allemande… Tandis que les projets de réhabilitation lancés par les investisseurs dans les immeubles délabrés de Prenzlauer Berg et Mitte, dans l'ex-Berlin-Est, commencent à en chasser les habitants les plus modestes, certaines zones de l'Ouest, comme Kreuzberg, sont minées par le chômage et la violence.

 

Pauvre, mais sexy !

En 2001, l'élection à la mairie du social-démocrate Klaus Wowereit – progressiste et ouvertement gay – fait souffler un vent de changement bienvenu après la débâcle de l'ère Diepgen. Mais ce dernier a laissé derrière lui une ville criblée de dettes : Thilo Sarrazin, qui tient les cordons de la bourse, impose une politique d'austérité qui le rend vite impopulaire, faite de privatisations et de vente de terrains communaux à des promoteurs immobiliers. Wowereit mise également gros sur le tourisme. Pour redynamiser Berlin à peu de frais, il lui invente une devise qui fera mouche : "pauvre mais sexy". Forte de cette aura de métropole alternative et décontractée, la ville connaît un véritable boom touristique, et devient, dans les années 2000, l'une des grandes capitales européennes de la fête – loin, pourtant, des préoccupations de ses habitants…

 

Main basse sur la ville

Au milieu des années 2000, la capitale allemande est désormais à la mode : elle attire les jeunes créatifs, les start-up… et, enfin, les investisseurs. Quand la crise financière de 2008 atteint Berlin, c’est avec une conséquence paradoxale : avec leurs loyers encore modiques, ses immeubles à rénover attirent les spéculateurs de tout poil. Nouvel eldorado immobilier, la ville connaît un processus de gentrification fulgurant, dont les habitants paient chèrement le prix.

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