Sur son site internet, l’ARCOM annonce des interventions auprès de M6, TMC, BFMTV et CNews.
L’Arcom a été alertée au sujet d’une séquence, diffusée dans l’émission Ça peut vous arriver, diffusée le 22 octobre 2025 simultanément sur M6 et RTL, au cours de laquelle l’identité du plaignant a été divulguée à l’antenne.
L’Arcom a mis en garde les éditeurs des services, estimant que l’émission a divulgué des informations personnelles à l’antenne. La mention du nom de famille, du département de résidence et de l’activité professionnelle du plaignant a permis de l’identifier publiquement, portant atteinte à sa vie privée.
L’Arcom a été alertée au sujet de Quotidien du 22/09/2025 sur TMC, au cours de laquelle des images sous-titrées d’une conversation entre Cédric Jubillar et ses avocats, dans une salle d’audience, ont été diffusées.
L’Autorité a estimé que la diffusion de cette séquence ne constituait pas un manquement de la chaîne à ses obligations.
Toutefois, l’Arcom a rappelé à la chaîne les règles applicables en matière d’enregistrement et de diffusion d’images ou de propos dans une salle d’audience, dont le respect relève de l’autorité judiciaire. Elle a appelé la chaîne à faire preuve de la plus grande vigilance concernant le traitement médiatique des procédures judiciaires en cours, notamment au regard du respect de la vie privée, de la présomption d’innocence et de la bonne conduite des procédures.
L’Arcom a été alertée au sujet d’une séquence consacrée au meurtre d’une surveillante dans un collège et aux propos d’un intervenant sur les psychologues dans l’Éducation nationale et la prise en charge de la santé mentale des jeunes, diffusée dans l’émission Perrine jusqu’à minuit le 11/06/2025 sur BFM TV.
Compte tenu des nombreuses évolutions qu’a connu le cadre réglementaire complexe régissant ce corps de la fonction publique, susceptible d’expliquer l’erreur commise par l’intervenant, l’Autorité a considéré qu’il serait excessif de retenir un manquement en l’espèce.
Elle a jugé utile de faire part à la chaîne de l’émoi suscité par cette séquence et a appelé son attention sur la nécessité de veiller, en toutes circonstances, aux exigences d’honnêteté et de rigueur de l’information.
L’Arcom a été alertée au sujet de deux séquences, diffusées le 1er juillet 2025 dans les émissions L’Heure des pros et L’Heure des pros 2 sur CNEWS, relatives à la canicule et à la climatisation.
L’Autorité a constaté que les propos affirmant qu’il n’y avait pas eu de canicule en 2024 n’ont pas été rectifiés au cours de la séquence de L’Heure des pros, et ont été répétés lors de l’émission L’Heure des pros 2.
En conséquence, l’Arcom a fermement rappelé l’éditeur du service à ses obligations d’honnêteté et de rigueur de l’information.
L’Arcom a été alertée au sujet d’une séquence, diffusée dans l’émission L’Heure des pros été le 25/07/2025 simultanément sur CNEWS et Europe 1, consacrée à la décision du Président de la République de reconnaître un État de Palestine.
Si elle a constaté que quelques intervenants avaient pu délivrer un propos plus nuancé que la plupart des participants sur le sujet débattu, de sorte qu’il apparaîtrait excessif de retenir un manquement des éditeurs à leurs obligations, l’Autorité a toutefois jugé nécessaire de leur rappeler que, aux termes de l’article 1er de la délibération du 18/04/2018, l’évocation à l’antenne de questions prêtant à controverse implique l’expression de points de vue différents, a fortiori lorsque ces questions revêtent une sensibilité toute particulire.
L’Arcom a été alertée au sujet de plusieurs séquences diffusées les 27 juillet, 10 août et 14 août 2025 sur CNEWS, au cours desquelles plusieurs intervenants se sont exprimés sur le conflit en cours au Proche-Orient, et plus particulièrement sur la situation humanitaire à Gaza.
L’Autorité a constaté que les propos visant le versement d’une aide mensuelle aux Palestiniens étaient dénués de sources ou de précautions oratoires en méconnaissances des dispositions de la recommandation du 20 novembre 2013 et de la convention de la chaîne.
Plus globalement, elle a relevé que les propos tenus insinuant qu’il n’y aurait pas de problème d’aide alimentaire et faisant notamment état d’un établissement vendant des glaces « plus achalandé que certains bars de glace à Paris », apparaissaient de nature à minimiser la réalité de la situation à Gaza sans prendre en considération les souffrances avérées de la population, notamment civile, et en particulier son niveau, élevé à dramatique, d’insécurité alimentaire.
L’Autorité a dès lors estimé qu’ils méconnaissaient les exigences de pondération, d’honnêteté et de rigueur de l’information dans le traitement d’un conflit international.
Elle a enfin relevé que personne en plateau n’était intervenu pour contredire ou mettre en perspective les propos en cause, certains intervenants les ayant au contraire confortés, invitant à les répéter voire les « marteler ».
En conséquence, l’Arcom a mis en garde l’éditeur du service contre le renouvellement de tels manquements et lui a demandé de veiller, à l’avenir, à ce que la question du conflit israélo-palestiniens, d’une sensibilité toute particulière, soit traitée avec la plus grande rigueur au regard des obligations précitées.