Affaire Morandini : Vincent Bolloré invoque la foi et le pardon
Auditionné le 24 mars à l’Assemblée nationale, Vincent Bolloré a défendu la gestion du cas Jean-Marc Morandini. Malgré la condamnation de l'animateur pour corruption de mineurs, l'actionnaire de Vivendi a apporté son soutien aux dirigeants de CNews, estimant qu'ils avaient pris les « bonnes décisions » avant la démission de l'intéressé sous la pression médiatique. Affichant ses convictions catholiques, le milliardaire a justifié le maintien temporaire de son « ami » à l'antenne par le principe de la seconde chance : « Je condamne tous les faits délictuels. Moi, j’ai quatre enfants, ce sont des sujets insupportables. Mais comme je l’ai dit, je suis chrétien, je récite tous les jours Notre Père, dans lequel je dis : “Notre Père qui es aux cieux, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés”, donc je pardonne. Donc je pense que malheureusement, la justice est passée ; maintenant, la miséricorde doit passer ».
De plus, concernant la fin de C8, il affirme : « On voit bien que c'était une attaque envers nous. Il y avait la preuve par neuf, il y a la preuve par Hanouna : il est passé sur la W9, il n'y a plus aucun problème Hanouna. Je suis l’ennemi commun type, le bouc émissaire parfait, le paratonnerre idéal ».
Coupe du monde 2026 : vers une multiplication des écrans publicitaires
Lors de la Coupe du monde de football 2026, diffusée notamment sur M6, les téléspectateurs feront face à une hausse du nombre d'interruptions publicitaires. L'ARCOM confirme que l'instauration systématique de « pauses d’hydratation » par la FIFA permet désormais l'insertion de nouveaux spots. La séquence-type passera ainsi de 5 à 8 écrans publicitaires par rencontre, incluant des coupures inédites après les hymnes et durant chaque pause technique. Toutefois, le régulateur précise que le volume total de publicité reste plafonné par la réglementation française. Cette évolution correspond donc à un fractionnement plus fréquent au sein du match plutôt qu'à une augmentation du temps global d'antenne dédié aux annonceurs. Une stratégie qui risque d'irriter les supporters malgré la promesse d’aucune coupure pendant le temps de jeu.
Jean-Michel Larqué fustige la décision de TF1 d’arrêter Téléfoot
Le clap de fin de Téléfoot sur l'antenne linéaire de TF1, prévue le 14 juin prochain, après près de 50 ans d’antenne, pour un passage uniquement sur TF1+, provoque l'amertume des figures historiques du football. Interrogé sur RMC, Jean-Michel Larque a exprimé sa tristesse et sa colère : « Téléfoot, ça fait partie de ma vie. J’assiste à une lente agonie, et assister à une lente agonie ça n’est jamais joyeux, on attend le dernier râle et il va venir très bientôt. TF1 a choisi de tourner le dos à ses meilleures audiences. Quand je travaillais à TF1, les vingt meilleures audiences de l’année étaient vingt matchs de football. On a tourné le dos à ça, on a lâché les droits qu’on avait pour acheter du rugby qui est plus porteur… On ne met plus en valeur ce football. Alors peut-être que le football ne le mérite pas non plus, mais je crois que c’est un choix éditorial catastrophique de la part de la chaîne qui perd régulièrement des parts d’audience de manière générale. (…) Le football moderne a tourné le dos à un football populaire. À l’époque, les documentaires du regretté Didier Roustan étaient de vrais chefs-d’œuvre. Quand il allait faire le portrait de Luis Fernandez déguisé en tigre… Il faisait des choses absolument magnifiques. On était sur tous les terrains. C’est un choix. Téléfoot se meurt, vive Téléfoot ».
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