Sur son site internet, l’ARCOM annonce des interventions auprès de France Télévisions, CNews et RMC Découverte.
Emission « Dimanche en politique » diffusée le 15 février 2026 intervention auprès de France 3
L'Arcom a été saisie à la suite de la diffusion le 15 février 2026 sur France 3, dans l’émission Dimanche en politique, de propos tenus par la députée Elsa Faucillon au sujet de Raphaël Arnault.
Aux termes de l’article 1er de la délibération du 18 avril 2018 relative à l’honnêteté et à l’indépendance de l’information et des programmes qui y concourent, « L’éditeur d’un service de communication audiovisuelle doit assurer l’honnêteté de l’information et des programmes qui y concourent. (…) L’éditeur garantit le bien-fondé et les sources de chaque information. Dans la mesure du possible, l’origine de celle-ci doit être indiquée. L’information incertaine est présentée au conditionnel. Il fait preuve de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information. » Par ailleurs, en vertu de l’article 35 du cahier des charges de la société France Télévisions, « Dans le respect du principe d'égalité de traitement et des recommandations de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, France Télévisions assure l'honnêteté, la transparence, l'indépendance et le pluralisme de l'information ainsi que l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion. […] La société conserve en toutes circonstances la maîtrise de son antenne conformément à son dispositif de contrôle interne. »
L’Arcom a observé qu’au cours de la séquence litigieuse, l’invitée de l’émission a affirmé que Raphaël Arnault avait toujours appelé à la non-violence et au pacifisme dans son combat antifasciste, sans que ne soit évoquée sa condamnation pour des faits de violence par le tribunal correctionnel de Lyon en 2022, pourtant largement relayée à la suite du décès de Quentin Deranque
Elle a également constaté que ces propos n’ont été ni contextualisés ni corrigés par le présentateur de l’émission.
Partant, l’Arcom a considéré que cette séquence contrevenait, d’une part, à l’obligation d’honnêteté et de rigueur dans le traitement de l’information et, d’autre part, à l’exigence de maîtrise de l’antenne, susmentionnées, qui incombent à la chaîne.
En conséquence, elle a fermement rappelé à l’éditeur la nécessité de veiller au respect de ces deux obligations.
« Les Municipales 2026 » diffusée le 15 mars 2026 intervention auprès de Franceinfo
L’Arcom a été alertée au sujet de propos tenus par une éditorialiste à l’encontre d’Éric Ciotti lors de l’émission consacrée aux résultats des élections municipales diffusée sur franceinfo: le 15 mars 2026.
Elle a constaté que, au cours de cette séquence, un surnom emprunté à l’histoire, tendant à assimiler un homme politique démocratiquement élu à un dictateur fasciste, avait été employé.
Si elle a pris acte du caractère involontaire de la diffusion de ce terme et des mesures correctives mises en œuvre tant par l’éditorialiste que par la chaîne, l’Arcom a estimé que ce propos, par nature infâmant, était de nature à porter atteinte à l’honneur et à la réputation d’Éric Ciotti, en méconnaissance des dispositions du cahier des charges de la société France Télévisions.
L’Arcom a également considéré que les excuses formulées ne sauraient être regardées comme satisfaisant à l’exigence de maîtrise de l’antenne.
En conséquence, l’Arcom a fermement demandé à la chaîne de veiller, à l’avenir et en toutes circonstances, au respect de ces dispositions.
Emission "L'Heure des Pros" diffusée le 23 janvier 2026 intervention auprès de CNews
L’Arcom a été saisie à la suite de la diffusion sur CNews, le 23 février 2026, dans l’émission L’Heure des pros, d’une séquence au cours de laquelle Richard Millet a tenu des propos relatifs à la chanteuse Aya Nakamura.
En vertu de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, l’Arcom « assure le respect des droits des femmes dans le domaine de la communication audiovisuelle. A cette fin, elle veille, […] à l'image des femmes qui apparaît dans ces programmes, notamment en luttant contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes […] ». Aux termes de l’article 2-3-2 de la convention de CNews : « L’éditeur veille dans son programme […] à ne pas encourager des comportements discriminatoires fondés sur l’un des motifs visés à l’article 21 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ou à l’article 225-1 du code pénal ».
Si l’Arcom n’a pas retenu de manquement au regard de la modération apportée immédiatement à l’antenne, les propos ayant été repris à la fois par le présentateur et une chroniqueuse, elle a néanmoins tenu à relayer à la chaîne l’émoi suscité par cette séquence.
Emission « L'Heure des Pros 2 Week-End » diffusée le 02 janvier 2026 intervention auprès de CNews
L’Arcom a été alertée au sujet de propos tenus par certains journalistes déplorant le manque de réaction de personnalités politiques appartenant à La France insoumise à la suite du drame de Crans-Montana dans l’émission L’Heure des pros 2 Week-end diffusée sur CNews le 2 janvier 2026.
Si l’Arcom a observé que les échanges intervenus en plateau relevaient pour l’essentiel du commentaire et de l’expression d’opinions s’inscrivant dans le cadre de la polémique politique, autorisant par nature une liberté de ton accrue, elle a toutefois relevé que rien n’imposait à La France Insoumise ou à toute autre formation politique de prendre publiquement la parole à ce sujet et qu’il ne pouvait en tout état de cause en être déduit une quelconque volonté de « séparatisme ».
Dans ce contexte, l’Arcom a fait part à la chaîne de l’émoi suscité par cette séquence et a appelé son attention sur la nécessité de veiller, en toutes circonstances, à l’honnêteté et à la rigueur des propos diffusés à l’antenne.
Emission « Faites entrer l'accusé » diffusée le 6 octobre 2024 intervention auprès de RMC Découverte
L’Arcom a été saisie au sujet de la diffusion, sur RMC Découverte, de l’émission «Faites entrer l’accusé» durant laquelle a été dénoncée l’existence de propos stéréotypés à l’égard des personnes transgenres, notamment du fait d’une corrélation implicite entre transidentité et prostitution («Prostituées, travestis, quand ils ne travaillent pas dans les boîtes de Paris et des environs, c'est au bois de Vincennes et au bois de Boulogne qu'ils partagent leurs charmes.»), ainsi que du fait que la victime, décrite comme ayant «entamé sa transition de genre», ait été systématiquement désignée au masculin.
Cette séquence, qui avait fait l’objet de critiques, avait été un temps retirée des réseaux par le groupe RMC BFM. Réunie en collège plénier le 6 mai 2026, l’Arcom en a délibéré. L’article 3-1 de la loi n°86-1067 du 30 septembre 1986 prévoit que l’Arcom « veille à l’image des femmes qui apparaît dans ces programmes, notamment en luttant contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples », ce que l’éditeur s’est engagé à respecter à l’article 2-3-4 de sa convention. En l’espèce, la corrélation implicite entre transidentité et prostitution est susceptible de véhiculer des stéréotypes sexistes.
Afin de lutter contre ces derniers, y compris les stéréotypes visant les femmes transgenres, l’Arcom a sensibilisé l’éditeur à l’importance de traiter avec précaution les informations relatives à la transidentité, à lutter contre toute forme de discrimination et à veiller à désigner une personne transgenre par une civilité conforme au genre revendiqué, comme préconisé par la Défenseure des droits.