Ce soir à 20h55, Arte diffusera la série documentaire inédite « La haine blanche » suivie du documentaire inédit «
Depuis la fin du XXe siècle, le terrorisme d’extrême droite s’organise et fait de plus en plus de victimes dans le monde. Comment cette violence raciste se nourrit-elle et comment la contrer ? Une série documentaire qui s'appuie sur de riches témoignages (de victimes, de repentis, d’enquêteurs...) recueillis sur quatre continents.
Partie 1 – Extrême droite
Six morts dans un temple sikh du Wisconsin en 2012, 9 morts dans une église noire de Charleston en 2015, 23 morts dans la communauté mexicaine d’El Paso en 2019, 10 Afro-Américains tués à Buffalo en mai 2022… Le retour du terrorisme en Occident, depuis trois décennies, est aussi celui du suprémacisme blanc. Hors des États-Unis, l’auteur des attentats d'Oslo et d'Utoya en 2011 (77 morts) ou celui de Christchurch en 2019 (51 morts) revendiquent leurs crimes à travers des manifestes qui font d’eux de véritables modèles pour leurs imitateurs.
Le profil des assaillants est souvent le même : de jeunes hommes blancs, solitaires mais radicalisés en ligne avec des idéologies complotistes et racistes – comme la théorie du "grand remplacement" –, qui font des minorités les boucs émissaires de leur haine. La face émergée, et terriblement dangereuse, d’une nébuleuse d’extrême droite qui, avec l’essor des messageries cryptées et de réseaux sociaux trop peu régulés, se soude autour d’une idéologie commune désormais sans frontières…
Partie 2 – Mercenaires, soldats et vétérans
En 1995 à Baltimore, Timothy McVeigh, vétéran de l’armée américaine et suprémaciste blanc, tue 168 personnes dans un attentat à la bombe qui restera, jusqu’au 11-Septembre, le plus meurtrier de l’histoire du pays. Depuis, les tueries commises par d’anciens soldats se multiplient, mettant en lumière le fléau endémique qu’est la radicalisation d’extrême droite au sein de l’institution militaire. C’est une internationale violente qui se met en place, associant l'expérience du combat, un accès aux armes et un vaste réseau, pour entretenir la haine et l’idée d’une guerre raciale qui s’annonce…
Partie 3 – Résistance
Face à l’essor, à l’échelle mondiale, des violences et du terrorisme d’extrême droite, la résistance s’organise, dans les services de contre-terrorisme autant que dans la société civile. À l’image de l'ex-agent du FBI Scott Payne, dont les enquêtes sous couverture dans les milieux d'extrême droite ont permis de déjouer plusieurs attentats, de Serpil Unvar, mère d'une des victimes de la fusillade xénophobe de Hanau, en 2020, qui milite activement contre la haine raciale, et de jeunes survivants de la tuerie d’Utoya, qui continuent de s’engager avec ferveur pour l'éducation, l’ouverture et le dialogue.
23h45 – White Man Walking
En 2020, le réalisateur Rob Bliss, un homme blanc, traverse à pied le sud conservateur des États-Unis vêtu d'un tee-shirt au slogan "Black Lives Matter". Sur plus de 2 400 kilomètres, un périple politique au cœur d'un pays fracturé.
Le 25 mai 2020, l'Afro-Américain George Floyd meurt tué par le policier Derek Chauvin à la suite d'une arrestation violente à Minneapolis. La scène, filmée et largement diffusée, suscite une vague d'indignation mondiale, ravivant la lutte contre les violences policières et le racisme systémique aux États-Unis.
Cinq mois plus tard, Donald Trump et Joe Biden s'affrontent lors d'une élection présidentielle sous haute tension. Entre ces deux événements, le réalisateur et producteur blanc Rob Bliss entreprend une marche sans précédent. Parti du musée des Droits civiques de Jackson, dans le Mississippi, il rejoint Washington à pied, traversant les États du Sud conservateur sur plus de 2 400 kilomètres. Arborant un t-shirt "Black Lives Matter", il invite celles et ceux qui le souhaitent à l'accompagner, en solidarité avec la communauté noire. En chemin, il fait face à une société profondément divisée, croisant tour à tour l'espoir, le rejet et la menace, parfois au péril de sa propre vie...