Ce soir à 20h55, Arte annonce trois documentaires inédits sur les conflits armés et la paix.
Mettre fin à la guerre ou bâtir la paix ?
Comment construire la paix ? De l’Afrique du Sud à la Colombie et de l’Afghanistan au conflit israélo-palestinien, de célèbres médiateurs passent au crible des négociations passées.
En juillet 2000, le président américain Bill Clinton réunit autour de la table des négociations le Premier ministre israélien Ehud Barak et le premier président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, en affichant un objectif ambitieux : mettre fin au conflit israélo-palestinien. Pourtant, malgré des propositions de part et d’autre, ce sommet de Camp David II ne débouche sur aucun accord, attisant même les tensions entre les deux parties, jusqu’à contribuer à déclencher la deuxième Intifada. Qu’a-t-il manqué à cette rencontre, alors que la précédente, vingt-deux ans plus tôt, avait abouti aux accords de Camp David et instauré une paix durable entre Israël et l'Égypte ? Quels ingrédients faut-il réunir pour parvenir à la réconciliation ?
Syrie, à l'épreuve du pouvoir
Dans les cercles du nouveau pouvoir qu'Ahmed al-Charaa tente de mettre en place, mais aussi auprès de ses adversaires politiques, la journaliste Sofia Amara ouvre une fenêtre inédite sur la transition à haut risque en Syrie.
Le 8 décembre 2024, quand la dictature des Assad s’effondre en dix jours, après plus d'un demi-siècle de règne, dont treize ans d'une guerre sauvage contre son peuple, bien peu connaissent le "tombeur" du régime. Devenu président par intérim sous son nom civil d’Ahmed al-Charaa, le chef de guerre de Hayat Tahrir al-Cham (HTC), qui a combattu sous le pseudonyme d’Abou Mohammed Al-Joulani, a-t-il vraiment, comme il l'assure, rompu avec l'idéologie djihadiste pour construire un État de droit incluant toutes les composantes de la société syrienne ?
S'il est parvenu à convaincre les Kurdes de revenir dans le giron de l’État syrien, pourquoi n'a-t-il pu empêcher les massacres de civils perpétrés en mars par des hommes issus de son camp, au sein de la communauté alaouite à laquelle appartient la famille Al-Assad ? Et au-delà de ses intentions, quelles sont les marges de manœuvre du nouveau pouvoir ?
Le Proche-Orient après Assad
Un état des lieux de la situation géopolitique au Proche-Orient après la chute du président syrien Bachar al-Assad.
L’année 2024 a marqué un tournant dans l’histoire du Proche-Orient : le 8 décembre, le régime syrien de Bachar al-Assad tombe en Syrie, renversé par le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Cham après une percée éclair qui a pris le monde de court. Cette déflagration a rebattu les cartes des forces en présence, affaiblissant l’influence sur le "croissant chiite" – en Syrie, mais aussi au Liban et en Irak – de l’Iran, qui se retrouve aujourd’hui isolé et affaibli sur la scène régionale.
Face aux incertitudes pesant sur la transition syrienne, la situation géopolitique, explosive depuis les attaques lancées par le Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, et la guerre menée à Gaza par l’État hébreu en représailles, reste lourde de menaces et de questions. Comment imaginer une paix acceptable par les deux parties ? Le rapprochement entre Israël et plusieurs autres pays du monde arabe, dont l’Arabie saoudite et le Maroc, amorcé en 2020 avec les accords d’Abraham, est-il encore possible ? Quel jeu va jouer la Turquie ?