La soirée continue : Violences faites aux femmes, le jeudi 23/11/2023 à 21h10 sur France 2

La soirée continue : Violences faites aux femmes, le jeudi 23/11/2023 à 21h10 sur France 2

La prochaine Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre 2023 rappelle au monde entier les violences perpétrées quotidiennement à l’encontre des femmes.

France Télévisions est fortement engagé dans la lutte contre ce fléau, aux conséquences dévastatrices sur la vie des femmes et de leurs familles. Notre rôle de grand média de service public est de continuer à donner le maximum d’impact à ce combat de société essentiel.

Un vaste dispositif éditorial, autour de la Journée internationale du 25 novembre, sera déployé sur nos antennes, nos plateformes et nos médias sociaux. Pierres angulaires de cette nouvelle mobilisation, plusieurs temps forts inédits, notamment une grande soirée préparée par les équipes de l’information avec, successivement dans Envoyé spécial, Complément d'enquête et Nous, les Européens, de nombreux reportages et enquêtes éclairant les leviers d'action et de prévention, les plans de lutte contre les violences et les féminicides, ainsi que la condition des femmes en France et dans d'autres pays. Soulignons également la prochaine diffusion d'un nouveau documentaire événement d'Éric Guéret, Survivantes, une immersion au cœur du premier centre d'hébergement en France pour femmes victimes de violences : un film pour agir contre le désespoir, montrer au plus grand nombre qu'un avenir est possible, faire, encore et toujours, progresser la société sur l'élimination des discriminations et des inégalités qui génèrent violences sexistes, sexuelles et relations d'emprise.

France Télévisions rappellera, durant cette large mobilisation, les dispositifs d’écoute et d’information, au premier rang desquels le 3919, numéro national d’aide et d’orientation, anonyme et gratuit.

 

La rédaction de France Télévisions se mobilise autour de la cause des femmes et propose jeudi 23 novembre une Grande soirée de l’information autour de la lutte contre les violences faites aux femmes et les féminicides

 

21H10 ENVOYE SPECIAL

La Spéciale d'Envoyé : Quand les femmes sont prises pour cible

Deux jours avant la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Envoyé spécial consacrera toute son émission à ce thème, dans un format innovant. A l'image de la spéciale Ukraine, Elise Lucet interviendra au cœur des reportages pour décrypter certaines situations ou faire réagir des témoins. Quels sont les moyens mis en œuvre pour lutter contre le fléau des violences faites aux femmes ? Comment prendre en charge l'entourage des victimes de féminicides ? La société française a-t-elle vraiment évolué, après le scandale Me too et les nombreuses campagnes de prévention ? Toutes les réponses dans cette spéciale d'Envoyé !

 

Stop au harcèlement de rue !

Certaines poussent des cris de dindon pour faire fuir les agresseurs, d’autres retournent les insultes avec virulence… La majorité passe leur chemin, tête baissée, comme une acceptation fataliste de la situation. En France, 65% des femmes de moins de 15 ans et 82% des moins de 17 ans ont déjà subi du harcèlement de rue. 100% des utilisatrices des transports en commun ont été victimes au moins une fois de harcèlement. Sifflements, gestes ou bruits obscènes, injures, frottements, attouchements… le spectre de ce que l’on appelle communément le harcèlement de rue est très large. Il donne néanmoins aux femmes en général un même sentiment, celui d’être une proie. Comment les femmes se débrouillent face au sexisme ordinaire ? Envoyé spécial s'est invité dans des boîtes de nuit. Notre équipe a suivi la sécurité dans le métro parisien, mais aussi la police à Angoulême.

 

Les orphelins des féminicides

En 2022, 129 enfants en France ont perdu leur mère lors de féminicides. Quelle prise en charge pour ces enfants, dont la mère est morte, et le père en prison pour l’avoir tuée ? Pour la première fois, nos caméras ont pu filmer aux Hospices Civils de Lyon, où un protocole a été mis en place pour mettre à l’abri les enfants juste après le meurtre de leur mère, et leur offrir ensuite un accompagnement psychologique pour les aider à grandir, au-delà du drame.

 

Manon Fleury, une cheffe qui fait mouche

Manon Fleury est une jeune cheffe qui, après avoir été sportive de haut niveau, s’est lancée dans la haute gastronomie. Dans des cuisines où les violences ont longtemps été mises sous silence, elle a choisi de ne s’entourer que de cheffes femmes et milite pour un management bienveillant. Forte de son expérience chez des étoilés, elle ouvre aujourd’hui sa propre adresse. Cette trentenaire entend y défendre une autre vision du restaurant.

 

Juger les hommes violents

Comment mieux juger les violences conjugales ? Au tribunal de Clermont-Ferrand, un pôle spécialisé a été mis en place il y a 4 ans, composé de magistrats volontaires, spécifiquement formés.

Plusieurs fois par mois, ces magistrats président des audiences dédiées aux violences intrafamiliales. L’objectif : permettre aux victimes de se sentir plus en confiance, et faire comprendre aux auteurs, jugés les uns après les autres pour des faits similaires, la gravité de leurs actes. Adapter au mieux les peines, pour prévenir la récidive.

Nous avons eu l’autorisation exceptionnelle de filmer ces audiences.

 

Surf thérapie : une vague d’espoirs

Elles sont six. Ne se connaissent pas, mais partagent un point commun. Toutes ces femmes ont subi des violences ou vécu un traumatisme qui les empêche aujourd’hui de vivre sereinement. Au terme de plusieurs mois, voire années de thérapie au sein de l’USAP (l’unité spécialisée dans l’accompagnement du psycho-traumatisme de l’hôpital Robert Ballanger), leurs soignants les ont estimées prêtes à vivre ensemble une aventure aussi surprenante qu’inédite : participer à un séjour de surf thérapie. Entre peurs, doutes, combats et joies, puiseront-elles dans l’océan la force de croire à nouveau en l’avenir ? C’est ce qu’espèrent Fatima le Griguer Atic, psychologue clinicienne instigatrice de ce séjour, et toute son équipe de thérapeutes.

 

Afrique du Sud: les femmes contre attaquent

En Afrique du Sud, une femme est tuée toutes les 3 heures. C’est l’un des pires pays de la planète en matière de féminicides. Les statistiques montrent aussi qu’une Sud-africaine a 40 % de risques de se faire violer au cours de sa vie, notamment au cours de viols « punitifs » en réunion qui visent les femmes suspectées d’être homosexuelles.

Face à cette situation catastrophique, les femmes ont désormais une réponse radicale : elles apprennent à tirer. Nous sommes allés suivre ces stages de formation où les femmes apprennent à tuer leurs agresseurs, seule solution dans un monde où, selon elles, « ce sera eux ou nous ».

 

23H00 COMPLEMENT D'ENQUETE

Violences conjugales : que fait la police ?

Tout a commencé par un électrochoc : en mai 2021, Chahinez Daoud, 31 ans, mère de 3 enfants, meurt brûlée vive par son mari violent. On apprendra deux mois plus tard que le policier qui avait recueilli l'une de ses plaintes pour violences conjugales venait lui-même d’être condamné pour les même faits. Face à l’indignation provoquée par ce drame, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, annonce alors des mesures sans précédent : tout policier condamné pour violences conjugales ne devra plus être en contact avec le public, dans l’attente d’une décision du conseil de discipline.

Deux ans après ces annonces et les consignes qui ont suivi, comment ces mesures sont-elles appliquées ? Comment policiers et gendarmes gèrent-ils la question des violences faites aux femmes au sein de leurs propres rangs ?

Nous avons découvert que dans certains commissariats et gendarmeries, les intentions politiques ne sont pas toujours suivies d'effets.

Complément d’enquête a aussi recueilli le témoignage de femmes victimes de leurs conjoints policiers ou gendarmes : abus d’autorité, menace de l’arme, esprit de corps, elle racontent la difficulté, parfois, de se faire entendre au sein des institutions.

 

00H15 NOUS, LES EUROPEENS

Irlande, droit des femmes : la marche en avant

« À Nantes, jamais je ne me promènerais comme ça à 19.30 mon portable à la main ! » confie Maëva à Nous, les Européens, en se promenant dans les rues de Cork. Quand cette Française de 30 ans a cherché sur internet un pays européen pour voyager seule en sécurité, l'Irlande est sortie en premier.

Un sentiment de sécurité réel dans l'espace public, mais la violence conjugale demeure un combat à mener pour la société irlandaise. Pourtant ces trente dernières années, la condition des femmes a beaucoup changé. L'égalité homme-femme est enseignée à l'école pour casser les vieux modèles : ainsi, Kate Lean, 21 ans, a décidé de devenir conductrice d'engin de chantier, à la surprise de ses parents.                                            

 

Les rencontres sur le terrain

En République d’Irlande, la Constitution stipule que l’État doit garantir une situation économique n’obligeant pas les femmes à travailler… Une curiosité qui disparaîtra un jour : la société civile et le gouvernement entendent faire de l’Irlande un pays modèle pour la protection et la place des femmes. Dernières mesures en date : une loi pour lutter contre le contrôle coercitif, l'attribution de cinq jours de congés payés pour une femme victime de violence conjugale.

Pierre Monégier rencontre Sarah Benson, présidente du Women's Aid, Roderic O'Gorman, ministre des Égalités, et Emma Murphy, victime de violence conjugale.

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