Ce soir à 20h55, Arte proposera trois documentaires inédits sur le cybermonde, les hackers et les pédoprédateurs sur internet.
20h55 : Cybermonde - L'avenir c'est maintenant
Le préfixe cyber est issu d’un mot de grec ancien qui signifie "contrôler". Mais sommes-nous réellement capables de maîtriser des technologies qui nous dépassent ? Depuis 2016 et les ingérences étrangères dans l'élection américaine, puis celles ayant accéléré l'avènement du Brexit, les évolutions du cyber ont pris une place quasi monopolistique dans nos vies, aussi bien dans le cadre privé qu'à l'échelle de nos sociétés.
De l'invention d'Internet au nouvel or noir des data, sans oublier la frénésie actuelle causée par le bond en avant de l'intelligence artificielle et l'importance prise par la guerre cyber, actuellement au premier plan de la stratégie russe contre l'Occident (suivant la vieille doctrine soviétique des trois D : "duperie, dénégation et désinformation"), revue des récents bouleversements de notre nouveau "cybermonde".
22h25 : Hackers - L'intimité violée
À la fois lucrative et peu risquée pour ceux qui s’y livrent, la cybercriminalité explose. Alors que leurs dommages étaient évalués à 6 000 milliards de dollars en 2021, les attaques informatiques ont connu une hausse de 38 % à l’échelle mondiale l’année dernière. Particuliers, entreprises, administrations, personne n’y échappe. À Nyon, en Suisse, Christian et son épouse ont perdu 10 000 francs suisses dans une arnaque au faux support technique. D’autres hackers, qui agissent en groupes organisés, privilégient les attaques par ransomwares, des logiciels malveillants leur permettant de bloquer les systèmes informatiques, puis d’exiger une rançon pour en rétablir l’accès.
Victime de la manœuvre, Nesa Meta, qui dirigeait une PME de fabrication de fenêtres, a dû déposer le bilan, tandis que la mairie de Rolle, dans le canton de Vaud, a vu les données personnelles de ses administrés publiées sur le darknet. En Israël, où l’homosexualité reste stigmatisée, notamment dans les milieux religieux, c’est la communauté LGBTQIA+ qui a été prise en otage quand les profils du site de rencontres Atraf, piraté par des Iraniens, ont fuité sur la messagerie Telegram. Particulièrement vulnérable, le secteur médical, lui, constitue une cible de choix pour les cybercriminels qui n’hésitent pas à mettre en danger des vies en paralysant les hôpitaux, comme ce fut le cas du centre Hillel Yaffe, toujours en Israël.
23h25 : Pédoprédateurs piégés sur Internet
Il est midi. Holka, Mishka et Tynka, telles qu'elles se nomment en ligne, allument leur caméra. Durant dix jours, ces trois jeunes femmes vont apparaître sur un espace de discussion, jusqu'à minuit, et répondre à ceux qui engagent la conversation. Leur profil indique clairement qu'elles sont mineures. Sous ces pseudonymes se cachent Tereza, Anezka et Sabina, trois actrices adultes aux traits juvéniles, engagées à l'issue d'un casting. Dans un décor de chambre d'enfant investi pour l'occasion, elles ont pour mission de dialoguer avec les hommes qui les contactent et d'interagir comme le feraient de jeunes ados de 12 ans. L'expérience est intégralement filmée, jusqu'aux rencontres en réel avec vingt et un prédateurs, captées à l'aide de micros et de caméras cachées, sous la garde discrète d'un agent de sécurité en civil. En dix jours, les trois fausses mineures ont reçu 2 458 sollicitations…