Ce soir à 20h55, Arte diffusera la série documentaire inédite « Résistances ».
À travers les parcours d’une trentaine d’hommes et de femmes, Patrick Rotman (Goulag, une histoire soviétique) reconstitue le puzzle de la Résistance. Une fresque magistrale, tissée d’images et de témoignages d’archives, de documents méconnus et de reconstitutions en animation.
Le bricolage héroïque. Été 1940-juin 1941
À l’été 1940, la France est vaincue. Si certains refusent la capitulation, l’immense majorité des Français se rangent derrière le maréchal Pétain, qui a demandé l’armistice. L’appel à la résistance d’un général inconnu, Charles de Gaulle, le 18 juin sur les ondes de la BBC, pousse Jeanne Bohec, Daniel Cordier ou encore Gilbert Renault, alias le colonel Rémy, à rejoindre Londres.
Tournants. Juin 1941-novembre 1942
Après l’invasion de l’URSS par Hitler en juin 1941, le Parti communiste se lance dans la lutte armée. En août, le colonel Fabien (Pierre Georges), qui dirige l’Organisation spéciale, exécute un officier nazi à la station de métro Barbès. Les attentats individuels conduisent à de terribles représailles : des otages, comme Guy Môquet, sont fusillés, provoquant l’effroi parmi la population.
Unification. Novembre 1942-juin 1943
En réaction au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, l’armée allemande envahit la zone sud le 11 novembre 1942. Début 1943, Libération-Sud, Combat et Franc-tireur fusionnent au sein des MUR (Mouvements unis de la Résistance), dirigés par Jean Moulin. En février, sous la pression de Hitler, qui manque de main-d’œuvre, Laval signe une loi instaurant le Service du travail obligatoire (STO).
Libérations. Juin 1943-automne 1944
Malgré les coups durs et le manque de moyens, la résistance armée prend une ampleur inédite à l’été 1943. En septembre, une unité des FTP-MOI, emmenée par le jeune Marcel Rayman, abat un colonel SS à Paris. Mais un vaste coup de filet de la police française anéantit bientôt le groupe, dirigé par Missak Manouchian. Si les maquisards défilent au grand jour à Oyonnax le 11 novembre, la bataille des Glières, quelques mois plus tard, rappelle la férocité de la répression, menée conjointement par la Wehrmacht et la milice de Joseph Darnand.