Inédit, Le travail forcé sous l’Allemagne nazie, ce soir à 20h55 sur Arte

Inédit, Le travail forcé sous l’Allemagne nazie, ce soir à 20h55 sur Arte

Ce soir à 20h55, Arte diffusera la série documentaire inédite « Le travail forcé sous l’Allemagne nazie ».

L’Allemagne nazie a déporté 13 millions de femmes et d’hommes, réduits en esclavage pour servir l’économie de guerre. Cette fresque en trois volets analyse les ressorts du travail forcé à travers de saisissantes images d’archives et l’émouvant récit choral de descendants de victimes.

 

Une jeunesse perdue

Entre 1938 et 1945, 13 millions de jeunes hommes et femmes originaires de nombreux pays d’Europe ont été déportés vers l’Allemagne nazie et les territoires occupés pour faire tourner l’économie de guerre. Parmi eux, Ellis Hertzberger, issu de la communauté juive de Rotterdam, est envoyé dans un camp de transit où il exerce comme médecin. Le jeune Polonais Josef Bednarz, lui, est mis au service d’une famille d’agriculteurs du sud de l’Allemagne, qui lui inflige de mauvais traitements.

De son côté, Irma Trksak, une résistante viennoise, est contrainte de travailler pour Siemens, tandis que Jan Sefl, un jeune Tchèque, est déplacé en Norvège pour construire des bases sous-marines. Pour encadrer cette main-d'œuvre gratuite, les jeunes recrues ne manquent pas – à l’image de Wilhelm Frank, qui adhéra au parti nazi peu avant la guerre, affecté aux infrastructures routières bâties par des travailleurs forcés.

 

Des amours interdites

En 1940, l'armée allemande entre dans Paris. François Cavanna, qui cofondera Charlie Hebdo en 1970, est alors âgé de 17 ans. Réquisitionné pour le Service du travail obligatoire (STO), institué en 1943 par le gouvernement de Vichy, il est envoyé à Berlin où il est affecté dans l’industrie de l’armement. De son côté, le comte Cajetan von Spreti orchestre la déportation des travailleurs russes vers l’Allemagne, dont celle de la jeune Evguénia. Vladimir Matousek, originaire de la ville tchèque de Brno, est exploité dans les usines sidérurgiques allemandes en Autriche. Dans le sud de l’Allemagne, Josef Bednarz noue une relation amoureuse avec Marta, la nièce du responsable local du parti nazi, malgré les risques encourus. Il est en effet strictement interdit aux Allemands d'avoir une quelconque relation avec les travailleurs forcés, sous peine de mort...

 

Le traumatisme de l’oubli

En 1943, après la bataille de Stalingrad, le cours de la guerre bascule. Les bombardiers britanniques et américains qui libèrent l’Europe tuent également des milliers de travailleurs forcés. La Viennoise Irma Trksak et le Néerlandais Ellis Hertzberger luttent désormais pour leur survie dans des camps de concentration. D'autres, comme François Cavanna, vont jusqu'à se mutiler pour échapper à l’usine. Après la guerre, en tant que "personnes déplacées", un faible nombre de travailleurs forcés pourront retourner dans leur patrie et renouer avec leur ancienne vie. Certains, comme le jeune Polonais Josef Bednarz, décident de demeurer dans le pays ennemi, malgré le traumatisme.

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