Après avoir diffusé les 2 derniers épisodes avec Odile Vuillemin (les 20 et 27/10/2016), TF1 programmera, dès le 3 novembre 2016, chaque jeudi à 20h55, la suite de la saison 7 inédite de la série française policière « Profilage », désormais portée par Juliette Roudet et Philippe Bas.
Saison 7 – Episode 3 - En eaux troubles
L’équipe enquête sur la disparition d’une fillette de 8 ans, tout en essayant de supporter la morgue de Leguennec, le remplaçant de Chloé. L’arrivée d’Adèle, qui cherche un appartement pour accueillir son neveu depuis que Camille est plongée dans le coma, va remettre en cause le cours de l’enquête… et l’équilibre de l’équipe.
Saison 7 – Episode 4 - Halloween
31 octobre, jour d’Halloween. Un homme est retrouvé asphyxié. Les vidéo-surveillances de la rue montrent un clown ensanglanté quittant la scène de crime. Pour sa première enquête officielle, Adèle doit tenter de découvrir ce qui se passe réellement "sous le masque", tout en gérant sa peur panique qu’Argos revienne lui arracher Camille et son neveu.
Avec : Philippe Bas (Rocher), Juliette Roudet (Adèle), Jean-Michel Martial (Lamarck), Raphaël Ferret (Hyppolite), Sophie de Fürst (Emma Tomasi), Valérie Dashwood (La Doc),
Le commandant Rocher, confronté au départ de Chloé, propose à Adèle de rejoindre l’équipe. Philippe Bas revient sur ce nouveau duo et les événements que traverse son personnage dans cette septième saison.
J’ai tout d’abord été surpris mais, en tant qu’artiste, je trouvais important de respecter son désir et d’être solidaire de sa décision. Les auteures m’ont immédiatement parlé de la manière dont elles allaient orchestrer la suite. En discuter avec elles était rassurant.
Nous formions un binôme très fort, presque électrique. Nous avons eu la chance avec Odile de pouvoir travailler avec de jeunes réalisateurs et d’évoluer en même temps qu’eux. Nos personnages et notre jeu n’ont pas cessé de se développer pendant ces quatre années. Cela nous a apporté beaucoup de succès et une connaissance plus grande de notre travail.
La brigade prend tout à coup un nouveau visage et Rocher se retrouve face à des circonstances inédites. Ces changements vont modifier l’appréhension de certaines enquêtes et son rapport au monde extérieur. L’intensité dramatique augmente tout au long de la saison. L’action est très présente. L’électricité qui existait entre Rocher et Chloé va prendre un autre voltage avec Adèle et ce rapport va évoluer constamment.
Rocher est pragmatique et a le sens des nuances. Il se sert de ses acquis pour savoir comment agir. Intégrer Adèle lui semble le choix le plus logique pour assurer le bon fonctionnement du groupe car il connaît ses capacités à résoudre des enquêtes, notamment grâce à son instinct. Au début de la saison, leurs rapports sont dénués d’ambiguïté, sans référence à leur aventure passée. Mais quand leur instinct de survie est mis à l’épreuve, leur relation est forcément bouleversée.
Rocher ne va pas être ménagé cette saison. Son fils, désormais adolescent, va suivre un amour de jeunesse et prendre des risques qui vont rejaillir sur une enquête en cours. Ces événements engendrent beaucoup d’angoisse pour Rocher qui va craindre pour la vie de son fils.
Je retiens du tournage une forte cohésion et beaucoup d’humour. Nous avons été déboussolés et tristes à cause des attentats que notre société traversait pendant cette période mais nous ne nous sommes jamais départis de cette autodérision pour rendre les moments plus légers. L’équipe de Profilage forme une vraie famille professionnelle où chacun respecte le travail des autres. Ce changement de personnage principal n’était réalisable qu’avec l’émergence d’un talent et ce fut le cas avec Juliette. Sans elle, rien n’aurait été possible. Je suis très attaché à Profilage. Tant que la série aura besoin de moi, je répondrai présent.
Après le départ de Chloé, Adèle Delettre rejoint la DPJ. Juliette Roudet, qui l’interprète, évoque son intégration au sein de l’équipe et les bouleversements que la jeune criminologue traverse durant cette septième saison.
J’ai ressenti une grande joie car je suis attachée au personnage d’Adèle. Etre acteur principal d’une série est une opportunité rare. Cela permet de vivre avec un personnage sur la durée et de le faire grandir. Je me sentais prête à relever le défi et j’ai vraiment reçu cette proposition comme un cadeau.
Consciente des enjeux, j’avais quelques appréhensions. Changer de personnage principal était un saut dans le vide pour toute l’équipe. Il fallait recréer un nouvel équilibre et nous nous sommes unis pour proposer quelque chose de nouveau tout en conservant l’ADN de la série. J’ai été portée et fortement soutenue par tous. Cette septième saison est très bien écrite, l’intrigue est vraiment forte. Notre souhait commun est qu’elle plaise au public, qu’il soit touché et s’attache à ce nouveau personnage.
Adèle va vivre de réels bouleversements dans sa vie personnelle. La quête d’Adèle est de retrouver sa sœur jumelle et l’aboutissement de cette recherche est un événement majeur à l’échelle de la saison. Le départ de Chloé la touche également mais elle respecte son choix et le comprend. Elle va saisir la main tendue par Rocher et toute l’équipe et poursuivre son métier de criminologue dans un milieu qu’elle va devoir apprendre à connaître et à apprivoiser. Elle va également devoir appréhender les retrouvailles avec sa sœur, qu’elle n’a pas vue depuis dix ans, et se confronter à de nouvelles responsabilités : trouver une forme de stabilité, s’occuper d’un enfant.
Pour la première fois de sa vie, on lui propose de faire partie de quelque chose de plus grand qu’elle : une équipe. C’est ce qui la pousse à accepter. Sortir de la solitude, accepter d’avoir confiance en l’autre, est compliqué pour Adèle et c’est un apprentissage qui va passer par son lien spécifique avec Rocher. Adèle a une admiration profonde pour Rocher, pour son honnêteté et son intégrité. C’est l’une des seules personnes, avec Chloé, à qui Adèle montre son vrai visage. Cela touche probablement Rocher. Il est difficile pour lui de résister à ce personnage à la fois extrêmement fort et fragile. Leurs différences les rapprochent et leur permettent de tisser cette intimité et cette confiance.
Au début, Adèle était un lion en cage, un animal blessé que l’on ne pouvait pas approcher sans se faire griffer ou mordre. Pendant ces deux saisons, elle a travaillé sur elle pour aller vers les autres. Cela ne change rien à son traumatisme, ses blessures et sa fragilité, mais elle apprend peu à peu à faire confiance, à s’ouvrir et à vivre au contact des autres.
Je pense qu’Adèle doit continuer d’aller vers les autres, vers ce qui lui fait du bien et ce qui apaise ses peurs, ses angoisses. Et en même temps, j’apprécie son côté indomptable, sauvage et rebelle. J’aime sa singularité et je crois qu’elle doit la cultiver car c’est ce qui fait, au fond, que les gens l’aiment et ont envie de l’aider.
Sources: TF1