Au sommaire des magazines d’information « Envoyé spécial » & « Complément d’enquête », ce soir à 20h55 et 22h40 sur France 2.
ENVOYE SPECIAL
Le pique-nique, c'est fantastique
S’il est un mot évocateur de vacances et de farniente, c’est bien "pique-nique". Né de l’anglais pick ("saisir") et nick ("l’instant") – "saisir l’instant" – le pique-nique réveille en chacun de nous des souvenirs d’enfance, de plaisir partagé, d’un art de vivre simple et gourmand à la fois. En pleine nature, à la plage ou dans un parc, chic ou cheap, sur l’herbe ou sur une table pliante, le pique-nique est toujours un moment magique, plébiscité par 84% des Français comme l’un de leurs repas préférés.
Economique, il est devenu très tendance : pique-nique républicain, pique-nique géant, pique-nique organisé par de grandes marques comme outil promotionnel, ou encore pique-nique gastronomique mitonné par de grands chefs étoilés, il se déguste à toutes les sauces. La "pique-nique attitude" séduit même les designers, qui, à grands coups de nappes Vichy ou de couverts en bambou biodégradables, se sont emparés de ce nouvel outil marketing.
L’apogée du repas populaire par excellence, ou le début d’un nouveau business ? De la campagne anglaise aux gorges du Verdon, en passant par Liège et Cabourg, nous avons revisité l’art du pique-nique.
La guerre des poils
Chaque année, 12 000 tonnes de poils disparaissent de notre corps : 92% des jeunes filles déclarent s’épiler, mais aussi près d’un homme de moins de 35 ans sur deux. A la télévision depuis trente ans, les marques de crèmes dépilatoires font inlassablement la promotion des corps glabres. Pourquoi les poils nous dégoûtent-ils autant ?
Pourquoi tracent-ils la frontière du genre entre les hommes et les femmes ? Dans ce reportage, une jeune Niçoise grime ses jambes de faux poils avant les offrir au regard des passants, provoquant des réflexions tranchées. Une sociologue américaine demande à ses étudiantes de ne plus s’épiler, et à ses étudiants de rendre leurs jambes lisses. Tous doivent tenir un journal de bord.
Cette aversion pour les brins de kératine sur les corps féminins est profondément enracinée : d’après un conservateur du Louvre, La Liberté guidant le peuple de Delacroix serait l’un des rares tableaux du musée où un mince duvet se laisserait entrevoir sous l’aisselle d’une femme…
Les pionniers du camping
Les Chinois ont soif de vacances. À chaque jour férié, ils sont désormais des millions sur les routes (28 millions en octobre dernier, un record) pour rejoindre, le plus souvent, des plages bondées. Mais quinze ans après l’arrivée des premiers congés payés, ils sont en train de découvrir une nouvelle façon de voyager : le camping !
Et le marché est à l’image du pays : colossal. Il attire donc des investisseurs et des entrepreneurs du monde entier, Français en tête. Qu’ils soient constructeurs de caravanes, concepteurs de terrain de camping ou vendeurs d’accessoires pour le plein air…
De leur côté, les premiers campeurs passent encore pour des aventuriers : en camping, en camping-car, ou seuls sur la route, ils ne passent pas inaperçus… Et pour les étrangers, c’est une nouvelle façon de découvrir l’Empire du Milieu qui s’offre à eux.
COMPLEMENT D’ENQUETE
JO : la gloire et la galère
Saviez-vous que près de la moitié des sportifs qui représentent la France aux JO de Rio vivent avec moins de 500 euros par mois ? Rencontre avec ces champions pas même smicards du sport, et enquête sur un système où ce sont les fédérations qui, parfois, brassent de l'argent. Le revers de la médaille, à (re)voir le 4 août 2016 dans le cadre des Hors-Séries de "Complément d'enquête".
"Si notre statut est amateur, nous nous entraînons comme des professionnels […]. Nous vivons pour le sport mais pour la plupart, le sport ne nous fait pas vivre", pouvait-on lire dans une tribune signée en 2015 par une quarantaine de sportifs de haut niveau, comme le biathlète Martin Fourcade ou le perchiste Renaud Lavillenie.
Loin du cliché du footballeur millionnaire, le rapport Karaquillo a mis en évidence la précarité dans laquelle vivent de nombreux sportifs. Suite à ce rapport, une loi a été adoptée en novembre dernier. Elle a pour but d'améliorer la couverture sociale des sportifs, à 75% non salariés, donc non couverts en cas d'accident − un passage obligé dans la pratique sportive ! Le site du gouvernement communiquait, en mai 2016, sur son action en faveur d'un statut pour les sportifs de haut niveau.
Les difficultés des sportifs de haut niveau qu'a rencontrés Peggy Leroy pour ce "Document de Complément" sont pourtant toujours les mêmes. En France, contrairement à ce qui se passe en Chine ou, plus près de chez nous, en Italie, les sportifs ne sont pas payés. Ils sont donc obligés de travailler. Une double vie pas du tout choisie qui entraîne un grand stress, voire mène au burn-out. Et tout ça pour des revenus vraiment maigres...
Vous entendrez dans le reportage les confidences d'un sportif de haut niveau qui n'a pas de quoi remplacer ses baskets. Ce n'est pas lui qui ira en acheter à cette championne du 400 mètres haies qui fait la vendeuse chez Décathlon pour arrondir ses fins (ou même ses débuts) de mois. Des mois où "des fois, y a rien dans le frigo" ! Comment faire pour être performant quand on "mange du pain et du beurre" ?
En France, les fédérations ne rémunèrent pas leurs sportifs − mais parfois leurs responsables sont grassement rétribués. A ne pas manquer dans ce document, une enquête sur les pratiques scandaleuses de la Fédération française de taekwondo. Pendant que les jeunes taekwondistes les plus doués se voient contraints d'abandonner parce qu'ils sont obligés de payer eux-mêmes leurs déplacements, la femme ou le fils des dirigeants se baladent gratuitement jusqu'à Las Vegas...
Source : France 2