À l'occasion de la sortie de son livre Je vous ai tant aimés chez Michel Lafon, Michel Drucker s'est livré dans une interview à Paris Match. Célébrant ses 60 ans de carrière télévisuelle, la figure emblématique du service public est revenue sur ses graves pépins de santé et ses deux opérations à cœur ouvert. Malgré les mises en garde des médecins de l'hôpital Pompidou lui conseillant de lever le pied, l'animateur refuse fermement de raccrocher ;
Si je suis encore là, je pense que c’est parce que j’aime profondément les gens. (…) Quand je suis sorti de l’hôpital, les médecins m’ont dit : “Michel, vous levez le pied”. Mais on fait ce métier pied au plancher ou pas du tout. La seule solution pour moi, c’est donc de ne jamais m’arrêter. (…) Je veux mourir sur mon canapé rouge. (…)
Tant que je peux, je continue. Tant que mon corps tient le coup, je me dis que chaque journée qui passe est un cadeau de la vie. (…) Je n’ai pas trouvé d’autre moyen d’être heureux que de travailler. (…) J’ai encore beaucoup de choses à prouver parce que je me sens très très jeune. D’ailleurs, avoir mon âge aujourd’hui (84 ans, ndlr), c’est très jeune.
Pour le public, je suis quelqu’un d’apparemment calme, qui semble avoir une grande aisance à la télévision. Mais ça a été au prix d’un énorme effort. J’ai été pendant des années tétanisé et je le suis toujours. Dès mes débuts, je m’interrogeais : “Est-ce que je serai encore là dans dix ans ?” J’ai voulu, très tôt, m’inscrire dans la durée. On en revient à l’anxiété, la peur de l’échec. Ça fait soixante ans que je fais ce métier. Je me sens bien depuis, en gros, trois ans seulement.
Cet anniversaire exceptionnel sera d'ailleurs mis à l'honneur par la chaîne LCP dans Rembob’INA, qui lui consacrera deux émissions spéciales les dimanches 1ᵉʳ et 8 novembre à 21h pour retracer son parcours exceptionnel à travers les archives de l'INA avec un opus sur sa passion pour le sport et un sur l’impertinence.