Ultra-riches – Taxe-moi (si tu peux !), documentaire inédit, ce soir à 20h55 sur Arte

Ultra-riches – Taxe-moi (si tu peux !), documentaire inédit, ce soir à 20h55 sur Arte

Arte diffusera le mardi 15 septembre 2026 à 20h55 le documentaire inédit « Ultra-riches : Taxe-moi (si tu peux !) ».

Depuis les années 1980, les ultra-riches ont vu leur patrimoine bondir et leurs impôts baisser, jusqu’à être moins taxés que les plus pauvres. Ce documentaire décrypte les rouages d’un phénomène planétaire et suit le combat, de plus en plus rassembleur, de millionnaires et d'économistes pour davantage de justice fiscale.

 

Le triomphe fiscal des ultra-riches

En 2024, une proposition émanant de l’économiste français Gabriel Zucman fait son chemin dans les coulisses du G20, alors présidé par le Brésil : instaurer une taxation minimale de 2 % sur le patrimoine des milliardaires du monde entier. L’idée part d’un constat observé partout sur la planète : les plus fortunés paient, en proportion de leurs revenus, moins d’impôts que tous les autres groupes sociaux.

Mais comment en est-on arrivé là ? Sous la présidence de Ronald Reagan, dans les années 1980, un narratif s’impose, promu par une poignée d’économistes néolibéraux : pour relancer la croissance et augmenter les revenus de l’ensemble de la population, il faudrait réduire la contribution fiscale des plus riches.

Alors que des études scientifiques battent en brèche le principe du ruissellement, des milliardaires, appuyés par une constellation de think tanks conservateurs, vont investir massivement dans la bataille culturelle. Leur objectif : convaincre qu’ils doivent échapper à l’impôt pour le bien de tous…

 

La bataille des millionnaires pro-taxes

Dès son retour au pouvoir, début 2025, Donald Trump – dont une fuite de données a révélé qu’il n’avait payé aucun impôt fédéral pendant dix ans – porte un coup sévère à l’administration fiscale en torpillant ses effectifs. En France, la "taxe Zucman" sur les hauts patrimoines, majoritairement soutenue par l’opinion, est rejetée par l’Assemblée nationale. Le Royaume-Uni, lui, réforme le statut des "non domiciliés", qui permet aux grandes fortunes vivant dans le pays de ne pas être imposées sur les revenus générés à l’étranger.

Des deux côtés de la Manche, les détracteurs du changement brandissent le risque d’un exode fiscal massif et d’un impact négatif sur l’économie. Un discours contre lequel se dresse une nouvelle génération de millionnaires, qui réclament de pouvoir davantage participer à l’effort collectif et s’organisent pour peser dans le débat public.

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