Fuck la planète : Le choix du réchauffement, série documentaire choc et inédite, ce soir à 21h00 sur Arte

Fuck la planète : Le choix du réchauffement, série documentaire choc et inédite, ce soir à 21h00 sur Arte

Arte programmera le mardi 08 septembre 2026 la série documentaire inédite et choc « Fuck la planète : Le choix du réchauffement ».

Comment, du XIXe siècle à nos jours, les alertes scientifiques sur le dérèglement climatique ont été ignorées, sous la pression des milieux politiques et économiques. Éclairant notre présent en péril, un exposé historique implacable, nourri de passionnants témoignages d'experts.

 

Partie 1

Dès le XIXe siècle, des chercheurs identifient les effets potentiels de l'industrialisation sur l'atmosphère et prédisent une hausse des températures engendrée par les émissions de dioxyde de carbone. Après la Seconde Guerre mondiale, des scientifiques liés au projet "Manhattan" – à l'origine de la bombe atomique –, qui y voient une opportunité d'imposer le nucléaire, alertent à leur tour sur l'impact des énergies fossiles.

En pleine guerre froide, les stratèges du Pentagone envisagent, eux, d'utiliser les phénomènes climatiques comme des armes. La météorologie, l'océanographie ou la géophysique progressent alors à grands pas, tandis que la modélisation du climat devient possible grâce à la puissance de calcul des ordinateurs. Alors que les avertissements se multiplient et que la jeunesse se mobilise pour l'environnement, l'Organisation des Nations unies (ONU) organise en 1972 le premier sommet de la Terre à Stockholm. Mais le choc pétrolier qui suit conduit les puissances occidentales à relancer la production de charbon…

 

Partie 2

En 1979, le deuxième choc pétrolier affecte les économies mondiales. Tout en se tournant vers le charbon, le président américain Jimmy Carter consulte les meilleurs climatologues du pays. Le rapport "Charney" (Carbon Dioxide and Climate) conclut qu'un doublement du CO dans l'atmosphère pourrait entraîner un réchauffement d'environ 3 °C au cours du XXI siècle. Au prix de sa popularité, Carter encourage ses compatriotes à économiser les ressources. Son successeur, Ronald Reagan, chantre du néolibéralisme, sape les règlementations environnementales et commande un nouveau rapport à l'Académie des sciences, qui confirme les menaces mais préconise de miser sur les progrès technologiques plutôt que de réduire les émissions.

Malgré les preuves apportées par le forage des glaces de Vostok, en Antarctique, la résignation gagne du terrain tandis que la Chine accélère son industrialisation grâce au charbon. En 1987, la mobilisation internationale autour du trou dans la couche d'ozone aboutit néanmoins à la signature du protocole de Montréal. L'année suivante, le climatologue James Hansen témoigne devant le Congrès, et les pays du G7 créent le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, le Giec.

 

Partie 3

Le futur climatique semble enfin devenu une préoccupation majeure. Après la tenue du sommet de la Terre de Rio, et l'élection de Bill Clinton et de son vice-président Al Gore en 1992, les industriels ripostent. La Global Climate Coalition (GCC), un groupe de pression, finance des études biaisées, soutient des experts climatosceptiques et mène un intense lobbying pour semer la confusion et retarder toute régulation. Parallèlement, la mondialisation s'accélère. Alors que les émissions de gaz à effet de serre explosent, le protocole de Kyoto, qui vise à les réduire, est adopté fin 1997. Mais l'échec de sa ratification aux États-Unis, puis l'arrivée au pouvoir de George W. Bush sonnent comme une victoire pour les industriels.

Si la GCC disparaît, sa stratégie perdure à travers des think tanks ultralibéraux, proches des extrêmes droites populistes, qui infiltrent les conférences internationales sur le climat et profitent de la caisse de résonance des réseaux sociaux. Bientôt, un mot s'impose face à l'évidente intensification du réchauffement climatique : l'adaptation, stratégie à la fois impérative et inopérante pour freiner la catastrophe, envisagée depuis longtemps comme la seule option réaliste par les élites politiques et économiques.

 

Suivi à 23h15 du documentaire inédit « Irak : De l’eau polluée au trafic d’organes ».

En Irak, la pollution environnementale et la pénurie d'eau douce ont déclenché une épidémie de maladies rénales qui alimente un vaste trafic d'organes, sur fond de pauvreté et de corruption. Un état des lieux approfondi de cette catastrophe sanitaire, éclairé par les témoignages de citoyens et d'experts.

Tour à tour meurtri par la dictature de Saddam Hussein, l'occupation américaine, la guerre civile et l'oppression de l'État islamique, l'Irak connaît depuis plusieurs années une stabilité politique relative. Mais le pays est confronté à une grave crise sanitaire, marquée notamment par une explosion des maladies rénales. En cause : la pénurie d'eau douce – provoquée par la désertification, des infrastructures insuffisantes et des tensions géopolitiques autour du partage des ressources hydriques – et les vestiges toxiques des guerres (bombes, missiles, munitions), qui contaminent les sols et les cours d'eau.

Alors que la pauvreté frappe près d'un quart de la population, en particulier les jeunes, certains Irakiens cherchent ainsi à vendre un rein au marché noir pour assurer leur survie. C'est le cas de Hussein, 31 ans, qui ne parvient pas à joindre les deux bouts malgré ses deux emplois. Livrée à elle-même après son divorce, Oum Yousef, elle, souffre des séquelles de l'opération subie deux ans plus tôt, à laquelle elle s'est résolue pour payer les soins de son enfant autiste.

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