A la Une sur l’écran télé : Audiovisuel public, Guerre des médias, Affaire Morandini, LCI, BeIN Sport, Star'ac, Guillon, Brano, Niney

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Léa Salamé face aux députés : neutralité, salaire et avenir au "20 Heures"

Auditionnée par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Léa Salamé a défendu son bilan au JT de France 2 avec fermeté. Face au rapporteur Charles Alloncle, elle a salué la remontée des audiences du "20 Heures" (meilleur mois depuis 13 mois en janvier) tout en justifiant les budgets face à la concurrence de TF1. Interrogée sur son impartialité liée à son compagnon Raphaël Glucksmann, elle a été catégorique : si celui-ci se présente à la présidentielle de 2027, elle quittera l'antenne « immédiatement », comme en 2019 et 2024. Côté rémunération, elle a affirmé toucher le même salaire que ses prédécesseurs, soulignant avoir refusé des offres plus lucratives du privé par « conviction » pour le service public. Enfin, elle a assumé sa part de responsabilité dans les récents couacs du journal, notamment la confusion entre Samuel Paty et Dominique Bernard, invoquant une erreur humaine regrettable.

 

Laurent Delahousse face aux députés : entre style assumé et avenir en question

Après Léa Salamé, Laurent Delahousse a été auditionné par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Interrogé sur sa « bienveillance » jugée parfois excessive, le présentateur phare du week-end a défendu son ton singulier, refusant de céder à l'agressivité : « J’en fais presque mon étendard », a-t-il lancé, récusant toute complaisance ou lien privilégié avec les présidents successifs. S'agissant de son avenir, celui qui pilote le JT depuis 18 ans a écarté toute idée de devenir un « dictateur du 20 Heures », évoquant un changement d'exercice possible « dans les années, voire les mois à venir ». Enfin, sur la polémique entourant Patrick Cohen et Thomas Legrand, il a plaidé pour la liberté des journalistes de fréquenter qui ils souhaitent, dénonçant une « étrange époque » où le respect de la déontologie semble parfois occulté par la suspicion.

 

Guerre des médias : le procès pour dénigrement renvoyé en septembre

Le conflit judiciaire opposant l’audiovisuel public à l’empire Bolloré a franchi une première étape. France Télévisions et Radio France, qui accusent CNews, Europe 1 et le JDD de "dénigrement", ont vu l'audience renvoyée au 2 septembre 2026 par le tribunal des activités économiques de Paris. Les plaignants dénoncent une offensive d’une "violence inédite" suite à l’affaire Legrand-Cohen. Ils s’appuient sur une étude de l’INA révélant que CNews a assuré 95,6 % de la couverture médiatique du sujet sur les chaînes info, soit 36 fois plus que LCI. De son côté, la direction de Canal+ minimise, invoquant une liberté de critique mutuelle entre les différents groupes de télévision.

 

Affaire Morandini : un front commun inédit pour exiger son départ

L'isolement de Jean-Marc Morandini atteint un point de non-retour au sein du groupe Bolloré et de la sphère politique. Ce dimanche, le JDD, appartenant au même groupe, a rejoint la fronde en apportant son soutien officiel aux victimes, une démarche immédiatement appuyée par Philippe de Villiers. Ce dernier, figure historique de CNews, fragilise la position de l'animateur en s'alignant sur la rédaction de l'hebdomadaire. Sur le plan politique, le rejet est désormais transpartisan. Ce 2 février, Marion Maréchal a appelé l'animateur à la « décence » de démissionner, martelant qu'aucune raison ne justifie le maintien d'un condamné pour corruption de mineurs. À gauche, Aymeric Caron et Emmanuel Grégoire appellent au boycott total de la chaîne, qualifiant la situation de « honte ». Avec le retrait déjà acté des élus du RN et de l'UDR, la survie médiatique de Jean-Marc Morandini, malgré le soutien de Vincent Bolloré, semble désormais suspendue à un fil.

 

LCI : une ascension fulgurante et un retour au sommet de l'info

Dix ans après son passage en gratuit, LCI signe une percée historique. Sur la semaine du 26 janvier au 1er février 2026, elle se hisse au rang de deuxième chaîne d'info de France, ex-aequo avec BFMTV (2,5% de PDA). Portée par une actualité internationale dense, LCI a brillé le samedi 3 janvier 2026 en atteignant 3,2% du public, grâce à sa couverture de l'enlèvement de Nicolás Maduro, s'imposant alors comme leader à égalité avec BFMTV. Avec une moyenne mensuelle de 2,3% de pda, la plus ancienne des chaînes info frôle son record absolu et confirme une dynamique qui bouscule désormais durablement ses concurrents.

 

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