Une soirée spéciale Russie, dès 21h00 sur Arte

Une soirée spéciale Russie, dès 21h00 sur Arte

Le mardi 20 janvier 2026 à 21h00, Arte proposera trois documentaires inédits sur la Russie.

 

Les armes secrètes de Poutine (partie 1)

La guerre en Ukraine l’atteste : rien ne semble arrêter la Russie dans sa course à l’armement. Précieux travail d’investigation, ce documentaire révèle comment Moscou contourne les sanctions et mise sur des alliances qui redessinent le monde. 

Alors qu'une quatrième année de guerre s'achève, Kyiv vit au rythme des frappes russes, dont la cadence reste dix fois supérieure à celles des Ukrainiens. D’où vient cet arsenal ? Au cœur de la Moldavie, en Transnistrie, le plus grand dépôt de munitions d’Europe, héritage de l’Armée rouge, est déjà de nature à inquiéter. Mais Vladimir Poutine met surtout en avant les armes russes de dernière génération, “des missiles hypersoniques” capables de toucher le sol européen en quelques minutes. Depuis 2008, le Kremlin aurait ainsi investi 600 milliards d’euros dans l’armement.

Si les puissances occidentales multiplient les mesures coercitives, la Russie a su mettre en place différentes stratégies de contournement, s’appuyant sur des filières d’approvisionnement clandestin, des réseaux d’espions et le soutien de pays qui achètent à l’Occident de précieuses technologies militaires pour les transférer à Moscou. Pour continuer à envoyer des hommes sur le front ukrainien, le régime russe peut aussi compter sur les entreprises d’État comme Gazprom, qui ont lancé leurs propres campagnes de recrutement. Avec la guerre, les oligarques se transforment ainsi en chefs militaires. 

 

Les armes secrètes de Poutine (partie 2)

Drones iraniens, missiles et soldats nord-coréens, technologies chinoises… Face aux sanctions occidentales, la Russie s’appuie sur des alliances renforcées pour continuer à mener sa guerre en Ukraine et préparer la suite. Désormais, les hauts dignitaires russes n’hésitent plus à s’afficher dans les salons de l’armement chinois. À Moscou, lors de la dernière parade militaire, Vladimir Poutine et Xi Jinping sont apparus plus proches que jamais. Au-delà de l’entraide militaire, ces convergences d’intérêts inquiètent les puissances européennes car elles s’étendent sur plusieurs fronts, de l’économie à l’énergie en passant par les transports. Ce qui se joue, c’est une tentative d'instaurer un nouvel ordre mondial. Les idéologues du Kremlin ne s’en cachent plus : il s’agit de désoccidentaliser le monde, de promouvoir un impérialisme assumé et de fragiliser, si ce n’est détruire, les démocraties. Dans ce contexte, la coalition occidentale doit composer avec un autre séisme : le retour aux affaires de Donald Trump.

 

Mister Nobody contre Poutine

Salarié de l'éducation dans une petite ville russe, Pavel Talankin a filmé pendant deux ans la mise en œuvre du programme militaire et nationaliste imposé dans les écoles après l’invasion de l’Ukraine. Cette plongée saisissante dans la réalité de la propagande l’a contraint à l’exil.

À Karabach, petite cité industrielle de l’Oural victime d'une pollution très élevée, Pavel (ou “Pacha”) Talankin s’épanouit en tant que coordinateur des activités pédagogiques dans l’école qui l’a vu grandir. Jusqu’au déclenchement de "l’opération militaire spéciale" en Ukraine, le 24 février 2022, qui s’accompagne du déploiement d’un nouveau programme gouvernemental guerrier. Au menu : récitation de poèmes patriotiques, création d’un mouvement de jeunesse nationaliste, rédaction de lettres aux soldats, défilés militaires et entraînement au maniement des armes...

Alors que tous les établissements scolaires du pays doivent témoigner de leur fidélité aux directives par le biais de vidéos transmises à une plate-forme gouvernementale, Pacha, chargé de filmer les opérations, décide, après avoir songé à démissionner, de se servir de sa mission pour documenter cette propagande à marche forcée. Mais tandis que d’anciens élèves sont mobilisés et que la guerre endeuille peu à peu les familles des enfants comme du personnel éducatif, le jeune homme, opposant assumé à Poutine, se voit de plus en plus isolé. À l’été 2024, après la cérémonie annuelle de remise des diplômes, il se résout à fuir la Russie, emportant clandestinement les vidéos qui constituent la matière première de ce film...

 

Queens of Joy – Unies pour la liberté

Alors que la guerre fait rage en Ukraine, trois drag-queens organisent un spectacle à Kyiv afin de lever des fonds pour l’armée. Une immersion finement politique aux côtés de ces icônes de la nuit, qui utilisent leur art pour défendre leur pays et leur liberté.

Monroe a manifesté pour la démocratie et la liberté lors de la révolution de Maïdan, qui a renversé le président prorusse Viktor Ianoukovitch en février 2014. Star des "drag divas", celle qui se définit comme une "femme transgenre", après s’être longtemps questionnée sur son identité, est très suivie sur sa chaîne Youtube, où elle partage son intimité et ses aventures, d’une opération de promotion du tourisme dans la région de Bucovine à la préparation de son diplôme de psychologie. Artur, qui porte l’uniforme de l’armée ukrainienne en tant que membre d’une unité la fournissant en matériel, n’a "plus peur de rien" depuis qu’il a fait son coming out auprès de ses collègues et de ses proches, se révélant à eux sous les atours pailletés d’"Aura". Originaire de Kharkiv, ville à majorité russophone de l’est du pays, Sasha, livreur le jour, flamboyante "Marlen Skandal" la nuit, milite pour la reconnaissance officielle des couples homosexuels, tout en étant amoureux de la blonde Olja. Accompagné de Janna DarkRoom, le trio prépare un spectacle dans un club de Kyiv pour collecter des fonds destinés aux soldats.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article