Sur son site internet, l’ARCOM annonce des interventions auprès de France 2 et LCI.
L’Arcom a été alertée à la suite d’une séquence de l’émission Quelle époque !, diffusée le 11 mai 2025 sur France 2, durant laquelle Raphaël Pitti, médecin humanitaire, et Thierry Ardisson ont comparé les images des enfants affamés à Gaza à celles des camps de concentration et d’extermination pendant la Seconde Guerre mondiale.
Elle a constaté que la présentation à l’antenne de Raphaël Pitti, désigné en sa seule qualité de médecin humanitaire, alors qu’il occupe le poste de conseiller municipal à Metz (57) et a été candidat aux élections législatives dans la 5e circonscription, ne satisfaisait pas pleinement aux exigences d’honnêteté et de rigueur de l’information qui qui incombent à la chaine.
En conséquence, elle a rappelé à l’éditeur du service la nécessité de donner aux téléspectateurs toute précision utile à la parfaite compréhension de la qualité des intervenants à l’antenne et à la portée de leurs propos.
Par ailleurs, l’Arcom a fait part à la chaine du vif émoi suscité par la comparaison effectuée lors de la séquence en cause, laquelle n’a pas été contextualisée ou mise en perspective par les personnes présentes en plateau.
Si elle a noté les excuses circonstanciées formulées par la chaîne lors de l’émission suivante, l’Arcom lui a toutefois demandé de faire preuve, à l'avenir, d'une vigilance accrue sur la modération requise lors de la diffusion de débats portant sur des sujets d'une telle sensibilité.
L’Arcom a été alertée à la suite d’une séquence de l’émission Le Grand Dossier, diffusée le 12 mars 2025 sur LCI, durant laquelle un intervenant, au sujet de la guerre en Ukraine, a fait une comparaison avec la période d’occupation française par l’armée allemande.
Si elle a considéré que cette séquence ne caractérisait pas de manquement, l’Autorité a fait part à la chaîne de l’émoi suscité par cette analogie entre des événements relevant de contextes historiques distincts, susceptible d’être perçue comme relativisant ou minorant les crimes de guerre perpétrés pendant l’Occupation de la France par l’Allemagne nazie.
En conséquence, l’Arcom a demandé à l’éditeur du service de faire preuve, à l'avenir, d'une vigilance accrue lors de la diffusion de débats portant sur des sujets d'une telle sensibilité, afin d’éviter toute formulation susceptible de prêter à confusion sur la portée de faits historiques différents et lui a rappelé la responsabilité qui incombe aux éditeurs en matière de maîtrise de leur antenne.