Au sommaire du magazine d’information « Dans les yeux d'Olivier », présenté par Olivier Delacroix, ce soir à 23h00 sur France 2, une enquête inédite intitulée : « Crimes sexuels : de victimes à suspectes ».
En France, 94 % des plaintes pour violences sexuelles sont classées sans suite. Un déni de justice.
Pourquoi les victimes d’agressions sexuelles ne sont pas entendues ? Pourquoi leur parole est niée de manière systémique ?
Le viol est le seul crime où les victimes sont autant questionnées. Et lorsqu’elles osent porter plainte, certaines deviennent l’objet de soupçons, coupables d’être là au mauvais moment, de ne pas avoir le bon comportement ou, pire, de mentir.
À 15 ans, Jodie a été violée par son médecin pendant une opération chirurgicale. Bien qu’elle ait dénoncé tout de suite son agresseur, son entourage a considéré qu’elle affabulait.
Maureen, lanceuse d’alerte, a été accusée, elle, de délit imaginaire. Coupable, selon la justice, d'avoir inventé de toutes pièces son viol pour attirer l’attention sur ses activités de syndicaliste au sein du groupe Areva.
Dans l'industrie de la pornographie plus qu'ailleurs, les actrices X sont coupables d'office de ce qui peut leur arriver. Victime d’agressions sexuelles et de harcèlement, Nikita Bellucci est la première à avoir dénoncé les pratiques du milieu.
Seule contre tous et murée dans le silence, Ophélie n’a pas osé porter plainte contre son beau-père, qui a abusé d’elle quand elle avait 13 ans. Un crime qui a eu de lourdes conséquences sur sa vie de femme et de sportive professionnelle.
Cinq ans après le mouvement #MeToo, Olivier Delacroix donne la parole dans ce film à des femmes dont la parole a été niée et dénigrée. Des témoignages qui montrent à quel point chaque strate de notre société doit se remettre en question pour combattre les crimes sexuels.