Le siècle des couturières et Renaissances, documentaires inédits, le lundi 07/03/2022 à 21h10 sur France 3

Le siècle des couturières et Renaissances, documentaires inédits, le lundi 07/03/2022 à 21h10 sur France 3

À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes mardi 8 mars, France Télévisions propose sur France 3 lundi 7 mars 2022 une soirée documentaire inédite avec « Le siècle des couturières » à 21h10 raconté par Corinne Masiero et « Renaissances » qui s'inscrit dans la case « La ligne bleue » à 22h40

 

À 21h10 > LE SIÈCLE DES COUTURIÈRES

Voici l’histoire de celles qui ont habillé la France : les couturières. Ces ouvrières s’appellent Martine, Ginette ou Lucienne. Ces pionnières de la révolution industrielle se remémorent leur parcours fait de violence et de sacrifice. Le fracas des machines, la vapeur qui colle à la peau, le rythme saccadé des métiers à tisser étaient leur quotidien. Elles n'avaient pas plus de droits que les enfants aux côtés desquels elles travaillaient. Pendant des décennies, ces deux millions de femmes du textile sont restées invisibles, comme si le monde ouvrier n’était composé que d’hommes.

Pourtant, tout au long du XXe siècle, ces femmes se sont battues pour leur droit et leur reconnaissance. Elles ont contribué à faire progresser la cause des femmes, ont remporté bien des batailles. En nous appuyant sur des archives (largement colorisées) et des témoignages contemporains, le film redonne toute leur place à ces héroïnes oubliées. Ouvrières des filatures de Roubaix, adolescentes exploitées par les soyeux lyonnais dans les couvents-usines, midinettes des ateliers parisiens, petites mains de la Belle Époque, pour la première fois, elles nous racontent leur histoire.

 

Nos témoins

Christine Podgorski, d’origine polonaise, avait 14 ans quand elle est entrée à La lainière de Roubaix, elle n’en est partie que trente-six ans plus tard, lorsque l’usine a fermé définitivement ses portes.

Thérèse Coquerelle, plus connue sous le nom d’Isabelle Aubret ! Née à Lille, la jeune fille commence dès 14 ans comme bobineuse dans la filature où travaille son père. Aujourd’hui, elle dit chanter « pour celles qui triment le nez dans la poussière ».

Martine Houdet, en 1966, entre chez Pierre Cardin comme « seconde main débutante ». Elle ne quittera jamais la haute couture, passant de Dior à Chanel, où elle achèvera sa carrière comme« première d’atelier » aux côtés de Karl Lagerfeld !

Ginette Mouchard, en 1969, va créer une section syndicale de la CFDT, une vie de combat commence !

Danielle Girot entre à l’usine Boussac à 14 ans, comme ses parents et ses grands-parents avant elle. La reprise du groupe par Bernard Arnault signe la fin de cette dynastie ouvrière. Aujourd'hui, la maison Christian Dior est le dernier vestige de l’empire Boussac.

Lucienne Marchand fêtera ses 100 ans en 2022. Sa carrière de modiste commence dans les Années folles… « Petite main » dans les ateliers de couture de la place Vendôme, elle a vécu le quotidien misérable des midinettes parisiennes.

 

À 22h40 > LA LIGNE BLEUE > RENAISSANCES

Anna a 28 ans et elle se lance dans le projet de sa vie : relocaliser une usine textile.

À Lens, sur cette terre marquée par une histoire industrielle puissante, là même où il y a vingt ans la multinationale américaine Levi’s sacrifiait 540 emplois, Anna porte un projet unique.

En s’appuyant sur d’anciennes couturières et en formant la relève, dans une démarche d’insertion sociale et écologique, la jeune femme a convaincu la marque de jeans français 1083 et son jeune patron Thomas Huriez de lui faire confiance pour démarrer son atelier.

De son côté, Thomas est en route pour sauver, dans les Vosges, une grande usine de filature et de tissage, et y relocaliser un atelier de confection.

Durant une année, nous allons partager la belle aventure d’Anna et de Thomas. Ils sont aujourd’hui deux visages parmi ces jeunes entrepreneurs de l’économie sociale et solidaire, déterminés à prouver que l’on peut produire et consommer en France.

Les couturières qu’ils recrutent et forment sont bien les héritières de la grande Histoire. Pour elles, rien n’est gagné, mais leur enthousiasme et leur courage sont immenses, à la mesure du défi collectif pour redessiner l’avenir.

Après deux ans de pandémie, dans une France orpheline de son tissu industriel, de plus en plus de citoyens croient au made in France.

Les artisans de la relocalisation textile ont une belle carte à jouer.

 

À 23h40 > LA MAISON DES FEMMES

Immersion dans la société mahoraise où la possession, la filiation et la transmission des biens et des terres passent traditionnellement par les femmes. Aujourd’hui, avec la départementalisation de Mayotte, la situation évolue, même si le droit coutumier demeure partiellement.

La famille mahoraise est matrilinéaire, organisée autour de la femme, qui en représente le pilier central. La transmission des terres se fait aux filles. Traditionnellement, la maison (dagoni) est construite par les frères et le père sur le terrain familial. La femme y habite seulement lorsqu’elle est mariée et les époux en prennent possession lors des cérémonies du mariage.

Dans le village de Chirongui, les familles de Yasmina et de Joris s’affairent à la préparation de leur mariage. Les parents offrent à leur fille la maison où son époux va s’installer. À l’instar d’Hidaya, de Kouraychia ou de Mariame, la majorité des Mahoraises perpétuent ce mode d’organisation familiale fondé sur ces principes de droit coutumier transmis par les femmes.

Mère, travailleuse, leader, indépendante ou encore femme au foyer, la femme mahoraise a de multiples facettes, qui ont évolué au fil des générations. Peu à peu, sa place au sein du noyau familial a changé, au même titre que dans la société.

Le documentaire propose de saisir le fonctionnement de cette société, empreinte de ses héritages africains, bantous et musulmans. Une société où les traditions sont toujours en vigueur malgré la départementalisation récente et sa modernisation.

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