Ce soir à 20h50, Arte diffusera le documentaire inédit « Il était une fois les gènes ».
Depuis les premières théories de l’hérédité au XIXe siècle, la science s’emploie à percer les mystères du génome humain. Décryptage de la folle aventure de la génétique, entre progrès spectaculaires et défis éthiques de taille.
Avec environ 23 000 gènes et 23 paires de chromosomes, le génome humain abrite le patrimoine génétique à la manière d’une bibliothèque géante. Si la réflexion autour de l’hérédité émerge dès l’Antiquité, il faut attendre les travaux du moine botaniste autrichien Gregor Mendel en 1866 pour comprendre comment certains caractères se transmettent entre les générations.
En 1913, le chercheur américain Thomas Hunt Morgan crée la première cartographie génétique. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la recherche bondit grâce à l’avancée de la biologie moléculaire. En 1953, la découverte de la structure de l’ADN relance l’espoir de traiter des maladies jusque-là incurables.
Dans les années 1980, la technique de l’"ADN recombinant" révolutionne le marché du médicament, notamment pour les diabétiques qui peuvent désormais bénéficier d’insuline de synthèse. Il s’agit du premier jalon du génie génétique, soit l’ensemble des techniques développées par la suite pour identifier, modifier et transférer des gènes d’un organisme à un autre. En 2004, le séquençage complet de notre génome accélère l'expérimentation de traitements comme la thérapie génique ou plus tard les "ciseaux génétiques" (CRISPR-Cas9). Mais jusqu’où peut-on manipuler le vivant ?