Ce soir à 20h55, Arte rediffusera « Fiertés », la mini-série évènement sur le combat pour les droits des minorités sexuelles en France. Elle se compose de 3 épisodes de 52 minutes, avec Samuel Theis, Stanislas Nordey, Frédéric Pierrot, Benjamin Voisin et Emmanuelle Bercot.
Avec sobriété et justesse, Philippe Faucon (Fatima) retrace le combat pour les droits des minorités sexuelles en France à travers le récit intime de trois générations et trois destins d’hommes. Série chorale et ambitieuse, Fiertés est à la fois une chronologie de la tolérance, une saga familiale et un récit profondément intime, porté par un casting de haute volée.
De la dépénalisation tardive de l’homosexualité au début des années 80, dans la foulée de l’élection de François Mitterrand, à l’adoption de la loi Taubira en 2013, Philippe Faucon retrace, au travers du destin de Victor (Benjamin Voisin puis Samuel Theis) et des siens, le combat en France des minorités sexuelles pour leur reconnaissance et leurs droits.
Une histoire contée en douceur et centrée sur le récit intimiste d’une famille et d’un couple, sans oublier pour autant la violence symbolique et concrète subie par les homosexuels.
Épisode 1
Printemps 1981. À la veille de l’élection présidentielle, Victor (Benjamin Voisin), 17 ans, prépare son bac entre sa petite amie Aurélie (Lou Roy-Lecollinet) et le chantier sur lequel il travaille les week-ends, sous la direction de son père Charles (Frédéric Pierrot), ardent partisan de Mitterrand.
Un jour, lui et Selim (Sami Outalbali), le fils du contremaître, nouent une relation amoureuse secrète. Charles les surprend mais, choqué, rejette la responsabilité sur Selim qu’il licencie.
Au lycée, la rumeur et les sarcasmes se répandent à l’encontre de Victor. Perdu et blessé, le jeune homme s’efforce de refouler ses désirs sous la pression de son père et malgré le soutien silencieux de sa mère, Martine (Emmanuelle Bercot). Il finit par s’aventurer un soir vers un lieu de rencontres entre hommes et y rencontre Serge (Stanislas Nordey), un militant de la cause gay de vingt ans son aîné.
Leur relation va peu à peu obliger Victor à assumer son homosexualité. Charles, contrairement à sa femme, exige que son fils choisisse entre eux et Serge...
Épisode 2
1999. Victor (Samuel Theis), désormais architecte, vit harmonieusement avec Serge et s’est tant bien que mal réconcilié avec son père. Séropositif depuis de longues années, Serge accepte tacitement ses aventures d’un soir. Il travaille dans une association LGBT et défile régulièrement pour la défense du Pacs.
En lançant la construction d’un gros projet, Victor se retrouve nez à nez avec Selim (Nicolas Cazalé), devenu, comme son père, contremaître. Leur attirance l’un pour l’autre est restée intacte, mais Selim est marié et père de deux enfants.
En marge de leur liaison clandestine, Victor prend peu à peu conscience de son désir d’avoir un enfant et convainc Serge d’en adopter un avec lui. Les homosexuels n’obtenant jamais en pratique l’agrément nécessaire, Victor doit jouer aux yeux de l’assistante sociale à l’enfance (Chiara Mastroianni) le rôle d’un célibataire hétérosexuel. Il demande à ses parents de l’aider dans sa démarche…
Épisode 3
2013. Diego (Julien Lopez), le fils adoptif de Victor et Serge, est à son tour en Terminale. En butte à la haine de l’un de ses camarades, qui s’en prend régulièrement à sa famille homoparentale, il cède parfois à d’incontrôlables accès de colère, que Victor refuse de comprendre et condamne.
En effet, le projet de loi sur le mariage pour tous cristallise le débat dans la société française. Alors qu’il en avait été incapable avec son propre fils des années auparavant, Charles, désormais veuf, sait trouver les mots justes pour réconforter son petit-fils qui connait ses premiers tourments amoureux avec la jeune Noémie (Rebecca Marder).
L’autre allié de Diego, face à l’intransigeance de Victor, c’est le toujours compréhensif Serge, dont la santé se dégrade…