France télévision s’engage contre l’homophobie

France télévision s’engage contre l’homophobie

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai, nous avons voulu une nouvelle fois rappeler, par cette opération spéciale, l’engagement des antennes du groupe France Télévisions dans le combat contre les discriminations concernant l’orientation sexuelle ou de genre.

Enquêtes, reportages, interviews : les rédactions d’information et la rédaction des sports participent.

Ces dernières années, les succès de la fiction Baisers cachés, du documentaire Homos, la haine, diffusés sur France 2, ou encore de la série numérique Les Engagés, première série LGBT en France, ont contribué à sensibiliser tous nos publics à l’acceptation de la différence et à la nécessité de cette lutte. Les rédactions d’information du groupe, ainsi que la rédaction des sports contribuent à traiter ce fait de société à travers leurs enquêtes, reportages et interviews, et cela toute l’année.

La troisième saison de la série Skam France, diffusée sur France tv slash, mettant au centre du récit le coming out d’un jeune adolescent et l’acceptation de son orientation sexuelle par ses ami-e-s de lycée, a remporté un énorme succès dans la jeune génération des 18-30 ans, comme le soulignent les 30 millions de vidéos vues.

SkamMais cela ne suffit pas ! À l’heure où nous assistons à une recrudescence des violences homophobes et transphobes, comme l’attestent malheureusement les derniers chiffres de SOS homophobie, notre rôle de service public de l’audiovisuel exige que nous alertions le public en éveillant les consciences.

Avec leur documentaire Footballeur et homo : au cœur du tabou, Yoann Lemaire et Michel Royer s’engagent en posant le problème de l’homophobie dans le milieu du football. Sport roi, celui-ci fédère toutes les générations et tous les milieux sociaux de par le monde. Quoi de plus important pour les plus jeunes, notamment, que d’entendre la parole des champions du monde Antoine Griezmann ou Didier Deschamps ?

Au-delà de la diffusion de ce film, les téléspectateurs pourront découvrir, durant cette semaine spéciale, le documentaire Pédale !, les courts-métrages – dans un Histoires courtes spécial – Que la nuit s’achève, Wren Boys et La Traction des pôles, sur France 2, le documentaire Nous, homos de Guyane, sur France Ô, et la dernière enquête de Stade 2 et de la rédaction des sports sur la perception par les jeunes de l’homosexualité dans le sport, montrant l’engagement global du groupe. Au-delà de cette semaine, France Télévisions prolonge son action contre l’homophobie à travers ses programmes, avec notamment un Monde en face : Mon enfant est homo, diffusé prochainement sur France 5, Plus belle la vie sur France 3, qui depuis longtemps a abordé le sujet, et l’offre de France tv slash, riche en fictions et documentaires sur le thème LGBT.

France Télévisions a de la suite dans les combats !

 

Depuis plus de dix ans, une agression LGBTphobe a lieu tous les trois jours. Après plusieurs années de baisse, les cas d’agressions physiques sont malheureusement de nouveau en augmentation : + 15 % (139 cas contre 121 en 2017), notamment celles contre les bi et les trans. À noter aussi que, dans le milieu scolaire, les actes LGBTphobes sont en hausse. Les chiffres de SOS homophobie sont alarmants.

 

Extraits du Rapport sur l’homophobie 2018 - SOS homophobie

 

Les victimes

Les jeunes LGBT et le milieu scolaire

Dans son rapport sur l’homophobie 2018, SOS homophobie a constaté une augmentation de 38 % des signalements d’actes LGBTphobes en milieu scolaire.

Le risque de tentative de suicide reste quatre fois plus élevé chez les jeunes LGBT+ que dans le reste de la population (INPES, 2014).

 

Une augmentation des agressions LGBTphobes générale avec une explosion des transphobes et des biphobes

En 2012 et 2013, la durée des débats concernant le Mariage pour tous avait mené à une augmentation de 78 % des actes LGBTphobes signalés à SOS homophobie.

En 2017, on constate une augmentation de 15 % du nombre d’agressions physiques LGBTphobes signalées à SOS homophobie par rapport à 2016.

Si les cas spécifiquement gayphobes augmentent de 30 % en 2017 (contre une augmentation de 15 % en 2016),

il est important de noter que les cas spécifiquement biphobes explosent avec une augmentation de 154 % et les cas spécifiquement transphobes augmentent, quant à eux, de 54 %

Les hommes sont toujours les principales victimes de ces agressions.

Nous avons recueilli 100 témoignages de leur part, soit 72 % du total. Ces victimes ont en majorité entre 35 et 50 ans (28 %).

Au-delà des insultes, les lesbiennes se trouvent être victimes d’agressions physiques, dans 14 % des situations rapportées, voire d’agressions sexuelles dans 2 % des cas, dont deux viols ou tentatives de viol.

 

Contextes

En 2017, 22 % des témoignages enregistrés par l’association relatent des cas de LGBTphobies qui ont eu lieu sur Internet. La Toile est depuis plusieurs années le principal théâtre des manifestations de LGBTphobies. Viennent ensuite les contextes travail (11 %), voisinage (11 %) et famille (10 %).

Les cas d’homophobie et de transphobie dans la vie quotidienne restent en 2017 à un niveau élevé.

Deux contextes connaissent une explosion du nombre de cas en 2017 :

voisinage (+ 84 %)

milieu scolaire (+ 38 %)

 

Comme l’an dernier, une large partie des témoignages relate des cas d’insultes (52 %) et des manifestations de rejet et d’ignorance (62 %).

 

Les insultes sont très fréquentes dans les contextes :

lieux publics (74 % des cas recensés dans ce contexte)

milieu scolaire (69 %)

voisinage (86 %)

 

Les manifestations de rejet et d’ignorance, en légère hausse par rapport à l’année dernière, sont particulièrement importantes dans les contextes :

travail (68 %)

Internet (83 %)

milieu scolaire (73 %)

famille (80 %)

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