Au sommaire du magazine d’information « Complément d’enquête », présenté par Jacques Cardoze, ce soir à 23h00 sur France 2, une enquête inédite intitulée : Néo-fascistes, populistes : faut-il en avoir peur ?
Marine Le Pen en a rêvé, Matteo Salvini l’a fait. Le tonitruant ministre de l’Intérieur est devenu le symbole d’une extrême droite conquérante qui en quelques mois a pris les rênes de l’Italie et fait des émules partout en Europe. En Autriche, en Finlande ou en Hongrie, les ultranationalistes sont déjà au pouvoir.
En Allemagne, des néonazis martèlent en pleine rue leur haine des immigrés. Une extrême droite décomplexée, organisée, et prête à en découdre. Attaques de migrants, attentats contre des mosquées, projets d’assassinats d’imams... Complément d’enquête sur cette menace brune de plus en plus palpable. Faut-il en avoir peur ?
Veni, Vidi, Salvini
On le surnomme « le Capitaine ». Qui est Matteo Salvini, l’homme qui a déclaré la guerre aux bateaux de migrants ? Certains le décrivent comme un fasciste, d’autres comme un opportuniste. Complément d’enquête l’a suivi dans cette Italie profonde qu’il arpente à longueur de journée. Un maestro des réseaux sociaux, une bête de scène capable d’enchaîner les selfies pendant toute une soirée de meeting. Parmi ses admirateurs, un certain Steve Bannon, l’ancien bras droit de Trump. Ensemble, ils rêvent de rafler les élections européennes et de bâtir une Europe des souverainistes.
Les croisés anti-islam
Ils sont réceptionniste, conseiller financier, géomètre, et ne supportent plus de vivre dans une France multiraciale. Leur terre promise ? La Hongrie de Viktor Orban où ces expats viennent chercher ce qui leur manque tant : « l’homogénéité culturelle et ethnique ». Complément d’enquête sur ces patriotes de l’extrême qui se voient comme des "résistants". Il y a ceux qui s’exilent et ceux qui luttent de l’intérieur contre ce qu’ils appellent « l’islamisation de la France ». Soupçonnés d’avoir voulu empoisonner de la nourriture hallal dans des supermarchés, 13 Français ont été mis en examen en juin dernier pour « association de malfaiteurs terroristes ».
Les ex-nazis passent à table
Heidi Benneckenstein a été élevée dans la nostalgie du 3ème Reich avant de rompre avec son milieu et ses idées nauséabondes. Aujourd’hui, elle travaille avec son mari dans une association qui « dénazifie » les esprits et a déjà sorti 735 personnes de l’extrême droite. Reportage sur les « Austeiger », ces « sortants » qui doivent parfois changer d’identité. Mieux vaut se faire discret à l’heure où les néonazis défilent en masse dans les rues de Chemnitz.