Inédit, Mao, le dernier empereur, le dimanche 13/09/2026 à 21h05 sur France 5

Inédit, Mao, le dernier empereur, le dimanche 13/09/2026 à 21h05 sur France 5

Le dimanche 13 septembre 2026 à 21h05, France 5 diffusera la série documentaire inédite « Mao, le dernier empereur ».

Mao Zedong est mort il y a 50 ans, le 9 septembre 1976. Selon les historiens, il est responsable de la mort de plus de 60 millions de personnes, soit plus de 10% de la population chinoise de son temps. Il continue pourtant d’être célébré par le pouvoir chinois et par une grande partie de la population. Pourquoi ce culte ? Qui était Mao ? Portrait d’un empereur rouge, dans ses contradictions et sa trajectoire sanglante.

 

La longue marche vers le pouvoir, 1893-1949

En 1949, à l’âge de 56 ans, Mao Zedong a conquis la Chine après plus de deux décennies passées en clandestinité dans les montagnes. Fils d’un petit propriétaire terrien du Hunan, son parcours semé de violence et de manipulations témoigne d’une habileté hors du commun. Soutenu par Staline, Mao a su s’imposer au sein du parti communiste et faire figure de libérateur face aux Japonais. Il a vaincu le nationaliste Chiang Kai-shek, qui dirigeait l’essentiel du pays. Un tour de force qui lui a permis de devenir l’un des hommes les plus puissants de la planète.

 

Au nom de la révolution, 1949-1976

Dès sa prise de pouvoir en 1949, Mao s’est considéré comme un empereur marxiste. En réprimant toute contradiction, il a imposé son culte et la révolution communiste : réforme agraire, réforme de la pensée, grand bond en avant… En hystérisant la population et en désignant des ennemis à la foule, ses campagnes idéologiques lui ont permis de régner en dictateur avant que la famine ne provoque une hécatombe de plusieurs dizaines de millions de morts. Contesté en interne, il lança alors la révolution culturelle qui enflamma le pays et lui permit de conserver le pouvoir jusqu’à sa mort en 1976.

 

Suivi à 22h55 du documentaire inédit «Le roi de Shanghai»

Au cœur du Shanghai de l’entre-deux-guerres, Félix Bouvier est une figure hors norme. Banquier, promoteur immobilier, entrepreneur de spectacles et maître des nuits de la Concession française, il est surnommé par les Britanniques « le roi sans couronne de Shanghai ». Parti d’une enfance misérable dans la campagne bourguignonne, il bâtit en quelques années une fortune considérable dans la ville la plus cosmopolite et la plus prospère d’Asie.

Mais derrière cette trajectoire spectaculaire se cache une histoire plus vaste, et aujourd’hui largement méconnue : celle des concessions étrangères en Chine, territoires imposés par les puissances occidentales au XIX siècle à lissue des guerres de lopium. Ces enclaves, protégées par lextraterritorialité et les canonnières des puissances coloniales, constituent pendant près dun siècle des fragments dEurope implantés au cœur des villes chinoises.

À Shanghai, ce système produit une ville paradoxale : un laboratoire de modernité, de spéculation et de cosmopolitisme, mais aussi un lieu de tensions extrêmes où se croisent ambitions impériales, rivalités politiques et frustrations nationales chinoises.

Le destin de Félix Bouvier se déploie précisément à ce moment charnière. Installé à Shanghai dans les années 1920, il profite pleinement de l’essor économique spectaculaire de la ville. Il investit dans la banque, l’immobilier et les loisirs, contribuant à faire de la Concession française un véritable « Paris de l’Orient ». Mais son ascension s’inscrit dans un monde fragile, bientôt ébranlé par les bouleversements majeurs de l’histoire chinoise : la lutte entre nationalistes et communistes, l’expansionnisme japonais, la Seconde Guerre mondiale et, finalement, la prise de pouvoir par Mao en 1949.

À travers ce parcours singulier, le film raconte la fin d’un monde : celui des communautés occidentales installées en Chine, convaincues de leur permanence et soudain rattrapées par l’histoire.

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