Le jeudi 24 septembre 2026 à 21h10, TF1 programmera une soirée spéciale consacrée au drame d’ Oradour-sur-Glane.
Le 10 juin 1944, le village d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) était le théâtre du plus grand massacre de civils commis en France pendant la Seconde Guerre mondiale. 643 hommes, femmes et enfants y furent assassinés par une division de Waffen-SS, avant que le village ne soit incendié. Plus de 80 ans après, TF1 propose une soirée exceptionnelle composée d'une fiction et d'un documentaire, pour perpétuer la mémoire de cette tragédie.
Portée par Matt Pokora et son associé et producteur Thierry Saïd depuis plusieurs années, l'idée de la fiction Oradour se concrétise en 2022 lors de la rencontre dans les ruines du village, entre l'artiste et Robert Hébras, l'un des derniers survivants du massacre. Une évidence s'impose : la mémoire de ce drame doit perdurer.
Ils le feront à travers cette fiction centrée sur la petite histoire dans la Grande Histoire, racontant un amour contrarié par ce drame de la Seconde Guerre mondiale. Pour Benoit Sadry, Président de l’association nationale des familles des martyrs d’Oradour-sur-Glane, "cette fiction va indéniablement permettre de faire découvrir le drame d’Oradour à ceux qui ne le connaissent pas".
Elle sera suivie d'un documentaire qui offrira un éclairage historique et humain en donnant la parole aux derniers survivants et à leurs descendants. Une approche complémentaire pour sensibiliser tous les publics, notamment les plus jeunes, à un drame parfois méconnu.
À 21H10 : "ORADOUR" (téléfilm français inédit)
Le 5 juin 1944, cinq jours avant le plus important massacre de civils français pendant la Seconde Guerre mondiale, Philippe Gerbier (Matt Pokora), officier des Forces Françaises Libres, est parachuté près d’Oradour-sur-Glane où il doit diriger une mission secrète et capitale pour la Résistance à quelques jours du Débarquement. Sur place, il retrouve Marie (Caroline Anglade), son amour de jeunesse, qui fuit avec sa fille un mari violent.
Tandis que le passé refait surface, leurs destins se mêlent au drame historique d’Oradour-sur-Glane…
Avec : Matt Pokora (Philippe Gerbier), Caroline Anglade (Marie Arguel), Chloé Stefani (Janine Vasseur), Giulia Sagnier (Sophie Arguel), Théo Frilet (Marcel Faure), Martin Swabey (Adolf Diekmann), Hubert Roulleau (Etienne Arguel), Vincent Londez (Georges Rouah), Clément Manuel (Raoul), Anne-Pascale Clairembourg (Lucette), Salvatore Landeck (Soldat Allemand Lucide), Cécile Van Snick (Meme Alice), Corentin Lobet (Clement Duval), Daniel Sieteiglesias (Amirola), Annabelle Chabot (Resistante), Yannick Langer (Soldat Allemand), Thomas Beni (Resistant Fusille), Thibault Delmotte (Milicien a Stand de Tir), Carl-Philippe Wengler (Officier Allemand), Aaron Said (Resistant 1 Foret), Cesar Morenville (Resistant 2 Foret), Mathilde Mazabrard (Doublure Sophie Arguel), Pierre Aknine (Resistant Vichy), Robin Cooke (Soldat SS Hopital), Valentin Maerte (Officier SS Eckel), Marcel Delval (Gérard), Florian Jubin (Ouradourien), Michaël Lucas (Garde 1 Kommandantur), Arnaud Botman (Garde 2 Kommandantur), Théo Borne (Ouradourien), Vincenzo de Jonghe (Officier Allemand Convoi), Rémi Quodbach (Soldat Das Reich), Flavie Dachy (Ecoliere)
À 23H00 : "ORADOUR, UN VILLAGE MARTYR" (documentaire inédit)
Le 10 juin 1944, à Oradour-sur-Glane, un paisible bourg du Limousin, une compagnie de Waffen-SS assassine 643 habitants hommes, femmes et enfants avant d'incendier le village. C'est le plus grand massacre de civils commis en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Une trentaine de personnes seulement en réchappent. Parmi eux, Robert Hébras. À dix-neuf ans, il a perdu sa mère et ses sœurs, et il doit réapprendre à vivre à deux pas des ruines, dans un village reconstruit qui n'oublie rien.
Ce film n'est pas le récit du massacre. C'est l'histoire de ce qu'il laisse derrière lui, et de ceux qui le portent encore, comme le petit Camille Labetoulle, 92 ans aujourd’hui, l'un des derniers témoins, qui a survécu parce qu'il n'était pas à l'école ce jour-là, contrairement à trente enfants de sa classe.
Oradour, c’est d’abord un village martyr érigé au rang de symbole de la violence de l’Occupation et des souffrances des français. C’est ensuite celle d’une trahison. Au lendemain de la guerre, à Bordeaux, un procès qui devait condamner les bourreaux d’Oradour aboutit à leur amnistie par l’Etat français. Un coup de poignard dans le dos pour les rescapés et les familles des victimes.
Pour les enfants et petits-enfants de survivants, Oradour se transmet comme un héritage maudit, avec ses colères rentrées, ses cauchemars et ses silences assourdissants. C’est l’histoire de Monique Bélivier et de Suzanne Désourteaux, filles de rescapés qui se sont heurtées au mutisme de leur père. Ou encore celle de Richard, le fils de Robert Hébras, qui grandit dans un foyer hanté par les tourments de son père. Mais les rescapés ne baissent pas les bras et poursuivent leur combat. Celui pour faire condamner les bourreaux en Allemagne même, où les anciens SS colportent leurs propres récits mensongers du massacre.
Face à une mémoire bafouée, les survivants décident, à l’image de Robert Hébras, de sortir de leur silence, de parler, de raconter avant de disparaître à leur tour. Pour Robert Hébras, c’est à sa petite-fille Agathe qu’il confie la mission de perpétuer la mémoire d’Oradour. Mais qu’en est-il de l’autre côté du Rhin, en Allemagne, dans les familles des bourreaux ? En 2017, Oradour, s’est imposé dans la vie de Karin Eideloth lorsqu’elle découvre que son grand-père a participé au massacre. Alors que faire d’un tel héritage ? Que faire, sinon s’y confronter ?
Montrer comment une blessure traverse les générations et les frontières, c’est là toute l'ambition de ce documentaire.